Magazine Poésie

Je n’ai plus que les os, un Squelette je semble

Par Vertuchou

Je n'ai plus que les os, un squelette je semble,
Decharné, denervé, demusclé, depoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé,
Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils deux grands maitres ensemble,
Ne me sauraient guerir, leur mestier m'a trompé,
Adieu plaisant soleil, mon oeil est estoupé,
Mon corps s'en va descendre où tout se desassemble.

Quel ami me voyant en ce point despouillé
Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu chers compaignons, adieu mes chers amis,
Je m'en vais le premier vous preparer la place.

Pierre de Ronsard — Derniers vers

Partager cet article

Repost 0 Je n’ai plus que les os, un Squelette je semble &version; Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Vous aimerez aussi :

Les amours Les amours La coccinelle La coccinelle l'Amour et la folie l'Amour et la folie C’était le moment critique C’était le moment critique

Poètes D'hier

« Article précédent

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Vertuchou 94 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine