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Quelques réflexions au débotté : la France aux couleurs de la victoire, Trump l'icompétent,Daniel Jubert ne sait plus où il habite, M. Benalla joue les petites frappes

Publié le 20 juillet 2018 par Gezale

Une équipe de France aux couleurs de la victoire Quelques réflexions au débotté : la France aux couleurs de la victoire, Trump l'icompétent,Daniel Jubert ne sait plus où il habite, M. Benalla joue les petites frappes
L’équipe de France de football a remporté la coupe du monde. A force de travail à la fois stratégique et physique, les hommes de Didier Deschamps sont venus à bout d’une équipe croate épuisée, surtout en fin de seconde mi-temps. J’ai suivi, de loin je l’avoue, l’épopée française sauf la finale, condensé absolu des méthodes et des moyens dont a usé le coach français. En fait, il les bien eus. Qu’ils soient Argentins, Uruguyens, Belges et Croates, enfin, Didier Deschamps n’a aucunement improvisé. Pour lui, le football est quelque chose de simple. La possession de la balle n’a aucune espèce d’importance. Ce qu’il faut, c’est procéder en contre, là où l’adversaire se montre faible, là où M’Bappé et ses copains vont percer la carapace adverse. Est-ce beau ? Là n’est pas le problème a déclaré Didier Deschamps. Ce qui compte c’est l’efficacité et au final la différence de buts en faveur de l’équipe de France. Inutile de dire combien le chauvinisme franchouillard (je me compte dans ses rangs) a fait de ravages, dimanche dernier, après que Macron, Poutine, la présidente Croate et le président de la fédération française, ont mouillé le costume ou la robe, c’est selon, ont félicité les joueurs français à la fois ravis, joyeux, excessifs mais tellement sympathiques. Les deux étoiles sur le maillot de l’équipe de France (Merci Nike !) vont évidemment faire vendre dans les magasins des champs Elysées et d’ailleurs. N’oublions pas que le football professionnel est aussi une affaire d’argent et que les joueurs français, en triomphant à Moscou, ont fait croître leur valeur marchande sur le marché des transferts. Au fait, cette équipe de France n’est ni ultra-marine, ni africaine, ni quoi que ce soit d’autre qu’une équipe de France composée des meilleurs joueurs de notre pays dont le drapeau bleu, blanc, rouge, demeure le symbole le plus éclatant.
Donald Trump a atteint depuis longtemps son seuil d’incompétence On le savait et cela ne date pas d’hier. Donald Trump, le président des Etats-Unis d’Amérique a atteint son seuil d’incompétence depuis longtemps. Même avant l’élection, on n’aurait pas misé un dollar sur ses capacités dont on sait qu’elles s’expriment surtout dans le bagout immobilier et la roulette des casinos. Lui qui joue les « balaises » partout où il peut est tombé sur un os lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine. L’ancien responsable du KGB en Allemagne de l’Est connaît sur le bout des ongles les techniques verbales et infra-verbales qui permettent d’en savoir plus sur celui ou celle qu’on a en face de soi. Poutine est malin, il n’a dû faire qu’une bouchée (pendant deux heures) du président américain devenu subitement le petit garçon caricaturé par la poupée orange promenée dans les rues de notre vieille Europe qu’il traite comme une « ennemie » selon ses dires. Trump a même été obligé de se contredire et de préciser que ce qu’il avait dit lors de sa conférence de presse n’est pas ce qu’il voulait dire et que, bien sûr, il était d’accord avec les services de renseignement de son pays pour assurer que la Russie a fait preuve d’ingérence lors de la dernière campagne présidentielle américaine. Jusqu’à maintenant, il croyait sur parole son ami Poutine ou feignait de le croire. Un jeu bien naïf pour un ancien agent du KGB qui a eu les moyens de le faire parler. J’aurais aimé être interprète lors du face-à-face Trump-Poutine.
Daniel Jubert ne s’est pas où il habite L’adjoint au maire de Louviers a répondu à quelques questions d’un journaliste de La Dépêche. Ce der nier voulait savoir (et nous avec lui) ce que pense M. Jubert (membre de LR) de l’adhésion de François-Xavier Priollaud au MODEM. Faisons simple, d’abord et rappelons quelques vérités : les Républicains sont dans l’opposition à Macron. Wauquiez et Ciotti, notamment, n’hésitent pas à utiliser un vocabulaire guerrier pour dénoncer la politique gouvernementale. Quant au MODEM, il est dans la majorité présidentielle même si François Bayrou se fait plus discret ces dernières semaines. A Louviers, cela n’a aucune conséquence sur la cohésion de l’équipe majoritaire. Pourquoi ? M. Jubert a la réponse : parce qu’il est LR mais ne soutient pas Wauquiez. Il n’est pas MODEM mais apprécie le maire ex-UDI devenu MODEM. En fait, M. Jubert ne sait plus très bien où il habite. Majorité-opposition, tout cela n’a, selon lui, plus grand sens ! Brrrh !
Et pourtant, l’affaire Cahuzac aurait dû les conduire à réfléchir vite Le responsable de la sécurité présidentielle, déguisé en CRS pour une mission d’observation, a…observé d’un trop près deux manifestants inoffensifs le 1er mai dernier sur la place de la Contrescarpe à Paris. Il les a carrément frappés et traînés sur plusieurs mètres (vidéo à l’appui). Pour toute sanction : 15 jours de mise à pied…et retour au boulot comme si de rien n’était. Heureusement la presse française joue son rôle et la vidéo de l’agression a été rendue publique par Le Monde. Depuis quel Ramdam ! Le gouvernement a bien du mal à expliquer pourquoi, depuis le 1er mai, aucune enquête judiciaire n’a été diligentée et pourquoi M. Benalla est toujours à la tête de l’action sécuritaire rapprochée (Cf l’arrivée des bleus sur les Champs Elysées). La leçon de l’affaire Cahuzac n’a donc été pas été retenue. La vérité finit toujours par triompher et la présidence de la République n’aurait jamais dû jouer sur le silence ou la discrétion autour de cette affaire gravissime. Hollande a tellement tardé à sanctionner Cahuzac (trois mois !) qu’il a perdu sa crédibilité auprès des Français jusqu’à la fin de son mandat. Les politiques n’apprennent rien. Quant à M. Benalla, le jeune homme a pris la grosse tête en fréquentant les cercles élevés du pouvoir et n’a pas su conserver la distance nécessaire qu’impliquait sa fonction. Si Macron a eu connaissance des faits du 1er mai, ce qui semble logique, il a commis une grosse erreur en ne se séparant pas d’un membre trop zélé de son entourage. « Père gardez moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge. » C’est vrai plus que jamais.


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