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PLAIES CHRONIQUES : Des dispositifs de pansement toujours plus créatifs

Publié le 30 juillet 2018 par Santelog @santelog



Les plaies qui cicatrisent normalement ont un pH de 5,5 à 6,5; les plaies infectées à retard de cicatrisation, alt= 6,5. " /> 6,5. " title="PLAIES CHRONIQUES : Des dispositifs de pansement toujours plus créatifs" /> 6,5. " height="304" width="450" title="Les plaies qui cicatrisent normalement ont un pH de 5,5 à 6,5; les plaies infectées à retard de cicatrisation, > 6,5. " />

Le pH d'une plaie chronique est l'un des paramètres clés pour suivre ses progrès. Ensuite, il y a eu l’avènement de l’électronique flexible. La combinaison de ces connaissances permet à ces bioingénieurs de l’Université Tufts d’aller encore plus loin dans la conception de dispositifs de pansement intelligents qui vont trouver toute leur valeur ajoutée dans la surveillance et l’adaptation continue du traitement et des soins de plaies chroniques. Aux capteurs de pH et de température intégrés dans le dispositif, vient maintenant s’ajouter un système de libération de médicaments à déclenchement électronique. De nouveaux atouts documentés dans la revue « Small » conçus pour améliorer la cicatrisation.

Le prototype documenté (Vsuel ci-dessous) est en effet conçu pour surveiller activement et en continu l'état des plaies chroniques et administrer, si besoin, un traitement qui permettra d’augmenter le taux de cicatrisation. Un enjeu considérable à l’heure du vieillissement global des populations et des épidémies de diabète et de maladies vasculaires qui favorisent le risque de plaies chroniques. Ces plaies cutanées chroniques dues aux brûlures ou liées au diabète et à d'autres affections de longue durée submergent les capacités intrinsèques de régénération de la peau et vont conduire dans de nombreux cas à des infections ou des amputations.

PLAIES CHRONIQUES : Des dispositifs de pansement toujours plus créatifs

Le suivi de paramètres clés : le pH de la plaie fait partie des paramètres clés pour suivre l'évolution d'une plaie chronique, et ses progrès.

  • Les plaies qui cicatrisent normalement ont un pH de 5,5 à 6,5,
  • les plaies infectées à retard de cicatrisation, > 6,5.
  • La température est également un paramètre important qui apporte des données précieuses sur le niveau d'inflammation dans et autour de la plaie.

Booster le processus naturel de cicatrisation : il devient donc nécessaire, pour ce type de plaie ou en cas de retard de cicatrisation, « d’aider la nature » en boostant autant que possible le processus naturel de cicatrisation. Cette nouvelle génération de pansements comporte ainsi des capteurs de PH et de température et des transporteurs thermo-responsifs de médicaments. Enfin, l'émergence de l'électronique flexible a permis leur développement, précise l’auteur principal, Sameer Sonkusale, professeur d'ingénierie électrique et informatique à la School of Engineering de l'Université Tufts. Un microprocesseur lit les données provenant des capteurs et peut libérer du médicament à la demande. La combinaison de ces éléments est attachée à un ruban médical transparent pour former un bandage souple de moins de 3 mm d'épaisseur.

Testé avec succès dans des conditions in vitro, le prototype est en cours d’études précliniques qui devront apprécier ses bénéfices en particulier sur les délais de cicatrisation.

Source: Small 2018 DOI: 10.1002/smll.201703509 Smart bandage for monitoring and treatment of chronic wounds

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Équipe de rédaction Santélog Juil 30, 2018Rédaction Santé log




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