Magazine Côté Femmes

#EditoFlemmard : Cultiver la lenteur de vivre

Publié le 31 juillet 2018 par Lespulpeuses

Bienvenue dans une société hyperactive, un peu schyzo et qui a peur du silence. Une société dont le quotidien est littéralement une course contre la montre. Nous sommes des gladiateurs, conquérants, cavalant vers plus de tunes, plus de pouvoir… et plus d’emmerdes aussi ! Franchement, ça te fait kiffer toi ? C’est pour cela que j’ai décrété que le mois d’Août serait le mois de la flemme chez Les Pulpeuses. Tu nous suis ?

Chronique d’une meuf overbookée ?

On est le 30 juillet et mon edito du mois d’août (qui sort le 1er de chaque mois) n’est toujours pas rédigé, et il me manque des articles à valider. Le marketing me rappelle (dans un mail super chou – adorable comme tout), qu’elles en ont besoin pour planifier les posts des réseaux sociaux et les articles sur le site. « Et elles ont raison ! Je ne vais quand même pas les foutre dans la merde »… Mais y’a pas moyen, ça ne sort pas.

Toute la journée, je me retourne la tête pour sortir ce qu’on attend de moi (en plus des 10000 trucs que je fais à côté). “C’est pas compliqué bordel ! On te demande pas une étude biologique sur les conséquences démographiques de la remise en liberté des bébés dauphins :/”, me dis-je. Mon mec rentre du boulot et met une petite playlist bien sympa “Old School R’n’B”. Et je pars dans mes souvenirs d’ado… J’arrête de bosser, je me prélasse dans le canap’ avec l’Amoureux, on se remémore nos 400 coups, on se marre, on est heureux. Trois heures plus tard, j’écris cet édito d’une traite.

Et si on ne savait plus comment glander ?

La question mérite d’être posée. Oui, parce que vois-tu, combien d’entre nous ne dorment qu’à moitié, réveillée par la moindre notification ? Combien d’entre nous ont pour réflexe de checker leur téléphone à peine les yeux ouverts le matin ? Non seulement on a peur du silence dans notre vie et autour de nous (lève la main si tu cuisines, manges, fais popo, chill, en écoutant de la musique ou en matant une série), mais on a aussi peur de ralentir… On a peur de glander quoi !

C’est hyper mal vu de glander. Quand tu pars à 16h du bureau pour aller te promener pépouze dans le parc près de chez toi, ta chef te dit : “Et beh ! On est devenus fonctionnaires ici ?”. Pire, tu prends une petite pause en pleine journée de travail, pour profiter quelques minutes du soleil. Ton collègue est déjà en train de beugler à qui veut l’entendre que tu ne fout rien et qu’il se tape tous tes dossiers. Vrai ou pas ? #capuelevecu

Aujourd’hui, en semaine ou en week-end, nous nous astreignons à “remplir les trous” avec des obligations toutes aussi stressantes que celles de nos journées de travail. Faut avoir un agenda surbooké, aller visiter des musées, faut aller manger dans le dernier restau branché, faut faire des selfies de sa vie à toute allure, faut nettoyer la voiture, faut couper le gazon… Parce que faut avoir quelque chose à raconter lundi aux collègues ! Et le repos du cerveau et du corps dans tout ça ?

Dis moi, c’était quand la dernière fois que tu as pris le temps de te réveiller dans un silence intellectuel le plus complet ? Depuis combien de temps n’as-tu pas pratiqué l’art de la flemme ?

#EditoFlemmard : Cultiver la lenteur de vivre

Je ne culpabilise pas de ne rien foutre madame !

Je parle de la vraie flemme. La glandouille du dimanche, quand à 17h t’es toujours pas douchée, que tu te tâtes pour sortir de ton lit… même pour tirer les rideaux !

Je parle de l’art de la nonchalance. De cet état d’esprit où le temps n’est pas notre ennemi. La nonchalance c’est savourer son verre d’eau aromatisé qu’on a pris le temps de faire, c’est apprécier de rêvasser, c’est lire un bon livre, c’est jouer à “Uno” pendant des heures.

Je parle de l’art de glander. Écouter ses sons old school (ou pas d’ailleurs !) préférés, écrire une chanson, faire des papouilles à Gérard ton chat, caresser tes cheveux et t’endormir tellement c’est bon.

Et ça, tu peux le faire partout, tout le temps, seule ou accompagnée. Car le pouvoir de la nonchalance est tellement grand ! Oui oui, je ne bullshit pas. Je pratique depuis quelques mois déjà. Depuis que j’ai décidé que, non, je ne ferais pas un deuxième burn-out et que, non, bosser comme une tarée ne me ressuscitera pas si je black out complètement.

Par exemple, au bureau, tous les jours à 14h15 je fais une petite sieste de 15 à 30 minutes. Il peut même m’arriver de faire une sieste le matin. J’adooore les siestes ! Ça me requinque et ça envoie un super bon message à mon corps tout entier : tu as le droit de ralentir. Et tu sais quoi ? Ça ne choque personne au bureau. Parce que j’assume complètement (je me surnomme “mamie” parfois) et surtout parce que j’accepte de répondre à mes besoins physiologiques.

#EditoFlemmard : Cultiver la lenteur de vivre

Cultive ta propre lenteur de vivre

Ce que je te propose, c’est de prendre le temps de lire au moins un de nos articles du mois. Quand je dis de prendre le temps, ce n’est pas de survoler, ou lire en diagonale. C’est de prendre conscience de ce que tu lis et d’essayer de l’intégrer, pour que cela résonne en toi. Et tu peux le faire lorsque tu cuisines, lorsque tu prends un bain ou lorsque tu ne fou rien.

Prend le temps d’apprécier ce que tu vis, prends le temps de ralentir pour de bon et de savourer les moindres pauses, les moindres petits moments à toi, les moindres petits silences, et le bruit aussi.

Envoi un message positif à ton corps : merci d’être là, je suis à ton écoute, je respecte tes besoins et je te célèbre.

PS : t’as vu notre vidéo « FREE, FUN, FRESH & FULL LIFE ! » ? Non ? Allez prends 1 minute 30 pour savourer cette petite pépite
😉

L’article #EditoFlemmard : Cultiver la lenteur de vivre est apparu en premier sur Les Pulpeuses.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Lespulpeuses 4559 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine