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Les adeptes du Dr Morton jetés aux oubliettes de l’Histoire #racisme #altright

Publié le 05 août 2018 par Gédécé @lesechogaucho

Les adeptes du Dr Morton jetés aux oubliettes de l’Histoire #racisme #altright

On a beau déjà le savoir, ça va mieux en le disant, en  l’écrivant, afin d’en informer jusqu’à plus soif les derniers incultes qui s’obstinent à nier la réalité scientifique. Tenter, encore et encore, une antépénultième fois,  de toucher les indécrottables parmi ceux qui sont toujours – obstinément – retranchés dans leur obscurantisme, qu’il soit religieux, politique ou idéologique, de quelque manière et dans quelque lieu que ce soit…

Les adeptes du Dr Morton jetés aux oubliettes de l’Histoire #racisme #altright

En revenant de vacances (j’y ai découvert une Bourgogne étonnamment boisée, à ravir…), j’ai mis la main dans les toilettes (un cabinet de curiosités comme un autre, n’est-il pas ? 😉  ) sur un ancien numéro du National Géographic d’avril 2018, attiré par le titre : « L’origine de la vie sur terre. Les nouvelles découvertes de la science ». En ouvrant la première page, j’ai découvert l’éditorial de son rédacteur en chef, un certain Gabriel Joseph Dezaize. Il y raconte le cas du Docteur Morton qui avait classifié l’espèce humaine en 5 races de manière pyramidale avec à sa tête, je vous le donne en mille, les blancs de type « caucasien » (rires).  » A son décès, en 1851, le Charleston medical Journal le remercia d’avoir « mis le nègre au rang qui est le sien, celui d’une race inférieure. » Sauf que…. Voilà, voilà : grâce aux techniques ADN, on sait à présent que tous les humains ont des origines communes, et que l’Homo Sapiens naquit en Afrique, de quelques milliers d’individus l’ayant quitté il y a environ 60 000 ans… et que la couleur de la peau n’est qu’une forme d’adaptation localisée aux conditions climatiques des régions du monde dans lesquelles il a essaimé…

Le Dr Morton pourrait bien se retourner dans sa tombe s’il savait qu’au plus profond de son être se cachait une part de « négritude », écrit Monsieur Joseph-Dezaize.

Le racisme n’est donc pas seulement une faute morale ou éthique, mais également une limitation de l’esprit, un rétrécissement des possibilités de la pensée, dans la mesure où il provient d’une incapacité intellectuelle et mentale, parfois chronique et pathologique chez certains individus, d’appréhender la réalité dans sa pleine mesure de manière purement rationnelle.

L’article que j’évoque là est d’autant plus truculent qu’il provient d’un magazine qui a dû reconnaitre lui-même qu’il avait adopté un fonctionnement raciste dans le passé, comme par exemple montrer un peu trop systématiquement des femmes noires aux seins nus pour attirer le lectorat masculin ¹…

«Pendant des décennies, nos reportages étaient racistes. Pour surmonter ce passé, nous devons le reconnaître», écrit Goldberg.

Pourtant, près de deux siècles ou quasiment après le grotesque Docteur Morton, que l’histoire scientifique a rangé sur une étagère aux côtés de ses crânes, il se trouve toujours des arriérés pour partager ses vues, jusque dans les actualités récentes…

Les adeptes du Dr Morton jetés aux oubliettes de l’Histoire #racisme #altrightEt bien que le cas de Daisy Osakue ait été absout de motivations racistes, l’immonde Salvini aurait tort de jubiler. Le phénomène, inquiétant, n’en demeure pas moins en Italie, avec la bénédiction des hordes obscurantistes de la Ligue du Nord. Rappelons que son pays s’est distingué par des cris de singe dans l’un de ses hémicycles envers l’une de ses ministres, Cécile Kyenge, qualifiée par les mêmes de « ministre bonga-bonga ». Et les bonnes âmes de ce côté ci des alpes auraient tort de penser que ce sont là des coutumes d’un autre temps et d’un autre lieu… Rappelons ici utilement que le nôtre s’est lui-aussi distingué en faisant de même avec sa ministre de la justice. Et venant du même camp politique que les bas du front italiens : le FN devenu RN. Si les imbéciles qui procèdent à ce genre d’actes minables avaient enfin conscience qu’ils s’insultent eux mêmes…

¹ «Dans les années 1950 et 1960, les adolescents pouvaient toujours compter sur National Geographic pour leur montrer des femmes aux seins nus, du moment que ces femmes avaient la peau foncée. Je pense que la direction avait bien compris que cela encourageait les hommes à lire le magazine.» (source)


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