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Quand on ne peut pas demander “Comment allez vous ?”

Par Nounours78
Quand on ne peut pas demander “Comment allez vous ?”

Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager quelque chose de très spécial. Ici, vous me connaissez... Enfin, j'espère aussi que de nombreuses personnes vont me découvrir grâce à ce message et grâce cet article. Je suis Céline, de Photopassion. J'écris sur ce site depuis 2010, notamment sur la partie . Ces derniers temps, je prends moins le temps d'écrire, car je suis aussi Céline, photographe professionnelle sur Studio dans les nuages (au côté de Guillaume également). La photo, c'est donc au départ une passion, et maintenant un métier.

Mais le but de cet article, ce n'est pas de parler de business, mais d'un coup de fil. Quand on demande des informations pour une séance, et que je prends le téléphone, cela commence toujours de la même manière : "Bonjour, je suis Céline, photographe au Studio dans les nuages. Je reviens vers vous concernant votre envie de séance photo. Comment allez vous ?". Cette dernière phrase "Comment allez vous ?", on l'utilise tous pour introduire un dialogue, une conversation...

Pour une prise de vue particulière, je ne peux pas procéder de la même manière... Je ne peux pas introduire la conversation nonchalante par un "comment allez vous", car la réponse serait évidente ! "Mal, horriblement mal !". Et oui, je suis également photographe bénévole au sein de l'association Souvenange. Je vous invite vraiment à découvrir ce que fait cette association, ses bénévoles, ses actions.

D'ailleurs, on a déjà eu l'occasion de réaliser une belle opération et reverser de l'argent à l'association avec le studio, grâce à l'opération Fête des Mères.

Aujourd'hui, j'ai effectué 3 prises de vue en maternité. Les dates sont et resteront ancrées dans ma mémoire, tout comme ces familles, ces bébés, et cet amour qui les unit !

  • 28 Mars 2017
  • 10 Octobre 2017
  • 14 Aout 2018.

Mais avant ces dates, cela commence toujours pas un coup de fil pour en savoir plus. Ce coup de fil a plusieurs objectifs : il est là

  • pour rassurer les parents,
  • et pour avoir le plus d'informations possibles pour se préparer également psychologiquement.

Et ce coup de fil, je ne sais jamais comment le commencer. J'y arrive toujours, mais je fais attention à chacun de mes mots, chacune de mes questions. La question "Comment allez vous" arrive bien sur à un moment donné. En fin de coup de fil, ou bien lors de la rencontre. Il est important de la poser, mais au bon moment.

La prise de vue n'est pas compliquée en soit (j'avoue avoir eu de la chance également). Savoir faire abstraction à ses émotions l'est un peu plus, mais comme me l'avait conseillé Hélène et Jean (à la tête de l'association), j'utilise mon appareil photo comme un tampon. Il absorbe tout pour pouvoir me laisser faire mon travail. C'est bien un travail, ou plutôt une mission, même si c'est en tant que bénévole. Ce seront les seules photos qu'ils auront ! On doit donc donner le maximum pour qu'ils gardent ce souvenir. Ce souvenir, il leur sera remis au format numérique, et au format papier, dans une jolie boite qu'ils ouvriront quand ils pourront.

Comment est-ce que l'on se sent après ces séances ? Car "Comment ca va ?" c'est la première question que Guillaume me pose quand je ressors. Est-ce bizarre, si je réponds "bien, même super bien ?". Car on a accompli notre mission ! On a donné tout notre amour ! J'avoue tout de même que je sers très fort mes enfants, mon mari dans mes bras le soir en rentrant, et j'en profite encore plus !

Cette association, j'étais fière de la représenter l'an passé lors de la conférence Inspire et Vous, au Salon de la Photo. Les mots nous ont manqués tant l'émotion était là et palpable. Bien sur, l'association cherche de nouveaux photographes pro pour compléter les bénévoles.

Aujourd'hui, je suis fière de faire partie de cette association. Aujourd'hui, c'est une bouffée d'oxygène même. Et oui, comme dit plus haut, la photo est désormais mon métier. Ce qui me permet d'avoir un salaire. C'est aussi une passion. Et donc comme toute passion, et comme tout métier, par moment, on peut avoir un coup de mou, de motivation. Ces interventions, ce service que l'on donne, cet amour que l'on photographie, cela me rappelle pourquoi j'ai transformé cette passion en métier !

PS : Certaines personnes ne peuvent pas comprendre cette implication. Je ne demande pas à être jugée. Nous avons tous nos propres motivations. Merci donc de les respecter dans les commentaires.

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