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Critique Ciné : Upgrade (2018)

Publié le 16 août 2018 par Delromainzika @cabreakingnews

Upgrade // De Leigh Whannell. Avec Logan Marshall Green, Betty Gabriel et Harrison Gilbertson.


Avec Upgrade, Blumhouse nous offre encore une fois un cauchemar après avoir produit des films comme Get Out ou The Purge. Le cauchemar cette fois-ci c’est la technologie et le fait qu’une intelligence artificielle est capable de penser les choses de façon à nous asservir. Upgrade pourrait alors ressembler à une sorte de grand épisode de Black Mirror avec toutes les qualités que cela peut avoir, mais aussi certains défauts. C’est Leigh Whannell qui nous offre ce film, celui à qui l’on doit la création des franchises Saw (dont il a écrit les trois premiers) et Insidious (dont il a écrit les quatre volets de la saga et mis en scène le troisième volet). Ce dernier ne s’en sort pas trop mal avec le peu de moyens qu’il a du avoir pour mettre en boite Upgrade. En effet, dans ce film de SF fauché qui ressemble à pas mal de productions du genre de Netflix, il parvient à faire beaucoup mieux que les dis-films dont je vous parle. Avec une action assez inventive et des effets spéciaux impressionnants, Upgrade parvient donc à sortir du lot. D’autant plus que Logan Marshall Green (The Invitation, Newport Beach) ne s’en sort pas trop mal dans le rôle de Grey Trace. Upgrade c’est la petite friandise estivale du genre qui n’a pas froid aux yeux et qui utilise tout ce qu’elle a entre les mains pour nous séduire. Et ça fonctionne !

Après la mort de son épouse lors d'une violente agression qui l'a laissé paralysé, Grey Trace est approché par un inventeur milliardaire qui propose de lui administrer un remède expérimental qui va "upgrader" son corps et ses facultés. Désormais doté d'un implant fonctionnant à l'intelligence artificielle, Grey voit ses capacités physiques décuplées et se lance dans une mission vengeresse, afin de faire payer ceux qui ont tué sa femme.

Le film mélange alors aussi ses influences, de Death Wish (de Eli Roth) à Robocop, sans pour autant donner l’impression que Upgrade en est une pâle copie. Je dirais même que c’est tout le contraire alors que le film trouve rapidement le ton à employer et la façon dont les personnages doivent être exploiter de manière à ne pas nous ennuyer. STEM de son côté, incarné par la voix off de Simon Maiden, est là aussi une présence importante dans l’histoire qui nous conduit petit à petit dans les méandres de l’esprit de notre héros et ce de façon plutôt intelligente. Tout cela permet aussi à Logan Marshall Green de démontrer autre chose dans ses capacités d’acteur, que cela soit dans un registre comique-physique, ou bien dans les scènes d’action qui sont pour la plupart brillantes à la fois en mise en scène mais aussi en termes de chorégraphies. Ce qui permet à Upgrade d’éviter de tomber dans la plupart des pièges où tombent les productions SF de Netflix c’est le fait qu’il y a une dynamique comique entre Grey et STEM qui donne envie de voir la suite sans trop se préoccuper de là où la fin du film va nous emmener. Si l’on se doute très rapidement du twist final, je dirais que ce n’est finalement pas le fait qu’il soit prévisible qui rend le film sympathique mais plutôt le déroulé qui nous conduit à cette révélation qui est un voyage jovial et palpitant dans les méandres de la technologie et pourrait nous donner la chair de poule.

Note : 6.5/10. En bref, une production Blumhouse intéressante qui change un peu de ce que l’on a pour habitude de voir en SF technophobe depuis quelques temps, fleurir notamment sur Netflix.

Date de sortie : Inconnue


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