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L'évolution de l'idée du bonheur avec Frédéric Lenoir (3)

Publié le 17 août 2018 par Acouphene

Dans cette société de l'individu, à force de vouloir se réaliser, on en oublie les autres, alors que justement le bonheur est lié au partage avec autrui... 
Oui, c'est le premier critère du bonheur. Que ce soit au Ghana, aux États-Unis, en France ou au Mexique, la réponse dans les études est similaire. Ce qui nous rend d'abord heureux, c'est l'amour et la qualité de la relation avec autrui. Comme le disait Aristote, l'être humain est un animal politique qui a besoin des autres pour se réaliser, et notamment de l'amitié. À ce titre, les jeunes d'aujourd'hui sont moins solitaires que ne l'étaient les générations des années 1950 ou 1960. Ils ont le sens de la tribu et du groupe. La crise économique y a contribué. Elle a permis aux jeunes générations d'être en situation d'avoir besoin des autres.


"Ce qui nous rend d'abord heureux, c'est l'amour et la qualité de la relation avec autrui. " L'évolution de l'idée du bonheur avec Frédéric Lenoir (3)
Existe-t-il des domaines plus propices pour être heureux, comme la création artistique, le travail intellectuel ou le sport ? 
Le bonheur peut se rattacher à la réalisation de nos aspirations, qui sont différentes pour chacun. Elles concernent le cœur, donc recouvrent la dimension affective, le corps et l'esprit. Il incombe à chacun de découvrir ce qui le met dans la joie.
Dans votre livre le Miracle Spinoza, vous rapportez que le philosophe propose d'accorder notre nature à la Nature... 
Comme en musique, notre note personnelle va s'accorder à la musique de l'univers. Il s'agit au niveau de notre corps, de notre cœur, de notre esprit de savoir choisir les bonnes rencontres. Pour le corps, c'est le plus simple à comprendre : quels aliments sont bons pour nous ? La logique est la même pour le cœur. Des rencontres nous font du bien, parce qu'elles nous permettent de grandir. Toute la philosophie de Spinoza repose sur l'idée de croissance de l'être. Chaque fois que l'individu grandit, il est dans la joie. Il faut donc orienter nos désirs – spirituels ou sensibles –, le moteur de notre existence, vers des choses ou des personnes qui s'accordent à notre nature et nous mettent dans la joie.
"Il faut orienter nos désirs vers des choses ou des personnes qui s'accordent à notre nature."

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