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La SNCF scie-t-elle le rail sur lequel elle fait rouler (parfois) ses trains ?

Publié le 11 septembre 2018 par Gezale

La SNCF scie-t-elle le rail sur lequel elle fait rouler (parfois) ses trains ?

Au départ de Saint Pancras à Londres. © Jean-Charles Houel

N’étant pas un usager habituel du train et notamment de la SNCF, je ne me rendais pas bien compte de l’exaspération que peut ressentir l’homme ou la femme qui, chaque matin et chaque soir, doit utiliser ce moyen de transport collectif économe en CO2 mais de plus en plus inadapté (sauf mentions contraires à venir) aux exigences d’un pays moderne. J’ai eu besoin du train récemment pour me rendre de Val-de-Reuil à Paris (le bout du monde !) et de Paris à Londres par l’Eurostar.
Je n’ai pas l’habitude d’évoquer ma vie personnelle sur ce blog mais une entorse à cette attitudese justifie eu égard à ce que je vais narrer ci-après. Ainsi, vendredi dernier, à Val-de-Reuil, le train de 14 h 32 pour Paris est arrivé avec 45 minutes de retard ! Excusez du peu. Sur le quai, j’ai papoté avec des clients habituels de la SNCF pas du tout surpris d’un retard dont semble-t-il, les effets se produisent très souvent. Le retard n’est pas dramatique en soi sauf que j’ai raté la correspondance de la gare du nord et de l’Eurostar qui devait m’emmener à Londres. J’ai donc dû prendre un nouveau billet que le caissier, dans sa mansuétude (il a tout de même vérifié la réalité du retard) ne m’a pas fait payer. J’ai atteint la capitale britannique avec deux heures de retard !
Lundi, retour en France. Au départ de la gare de Saint-Pancras, je devais rouler vers la France dès 9 h 24. Pensez-vous. Nous avons été informés à quatre ou cinq reprises que le train d’à côté, victime d’un incident technique et qui devait quitter la gare avant nous, occasionnerait un retard imprévisible dans sa durée. Conséquence, on est parti avec plus d’une heure de retard…merci pour tous ceux et celles qui arrivés à Paris ont dû courir tous azimuts pour honorer leurs rendez-vous ou tout simplement satisfaire leur vie professionnelle. Quant à moi, je n’ai dû qu’à l’habileté d’un chauffeur de taxi, le fait de pouvoir prendre l’Intercité avec le billet réservé depuis quelques semaines « non remboursable, non échangeable. » Parmi les commentaires des passagers, j’ai compris que la plupart d’entre eux ne seraint pas hostiles à une privatisation dont ils espèrent une amélioration de leurs transports quotidiens.Est-ce si simple ?
Je ne crois pas aux coïncidences. Qu’à deux reprises, à quelques jours d'écart, le passager éphémère que je suis ait été victime (le mot est trop fort sans doute) des retards et autres problèmes techniques montre que le grand service public que fut la SNCF a perdu de sa superbe. Son image est très détériorée. Le gouvernement, après avoir ignoré les demandes des grévistes du printemps, devrait entendre cette colère qui sourd aujourd’hui sur les quais des gares avant de s’exprimer peut-être demain dans les urnes ?

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