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Nigéria : le CICR condamne le meurtre d’une de ses collaboratrices enlevées en mars dernier et demande la libération immédiate des deux autres otages

Publié le 18 septembre 2018 par Frédéric Joli

Nigéria : le CICR condamne le meurtre d’une de ses collaboratrices enlevées en mars dernier et demande la libération immédiate des deux autres otagesLe Comité international de la Croix-Rouge (CICR) condamne avec la plus grande fermeté le meurtre de sa collaboratrice Saifura Hussaini Ahmed Khorsa et demande aux ravisseurs de libérer immédiatement l’autre sage-femme du CICR et l’infirmière de l’Unicef elles aussi enlevées en mars dernier, dans le nord-est du Nigéria.
« Nous sommes bouleversés par le meurtre de notre collègue », déclare Eloi Fillion, chef de la délégation du CICR au Nigéria. « Saifura était une personne altruiste qui s’était installée à Rann pour venir en aide aux plus démunis. Nous pensons bien sûr à sa famille et à ses proches et les assurons de notre soutien dans cette terrible épreuve. »

Saifura travaillait comme sage-femme dans la ville de Rann, dont la population a plus que doublé avec l’afflux massif de personnes déplacées fuyant les violences. Elle-même, sa collègue Hawa Mohammed Liman, également sage-femme pour le CICR, et Alice Loksha, une infirmière employée dans un centre soutenu par l’Unicef, ont été enlevées alors qu’elles fournissaient des soins de santé et des services prénatals à des personnes qui en avaient cruellement besoin.

« Nous demandons instamment aux ravisseurs de relâcher immédiatement Hawa et Alice. Tout comme Saifura, ce sont des civiles qui ne participent d’aucune manière aux hostilités. Il s’agit d’une sage-femme et d’une infirmière qui ont un père, une mère, et dans le cas d’Alice, un mari et des enfants – toutes deux ont une famille qui les attend », poursuit M. Fillion. « Leurs proches et amis sont impatients de les retrouver et gardent l’espoir de les voir revenir saines et sauves bientôt. Aucune idéologie, aucune loi religieuse ne saurait justifier qu’il leur soit fait du mal. »

Saifura était une jeune femme de 25 ans très dévouée à son métier et à ses deux enfants, qu’elle adorait, rapportent ceux qui l’ont connue. Respectivement âgés de deux et cinq ans, son fils et sa fille avaient du mal à comprendre son absence, demandant souvent à leur grand-mère, lorsqu’ils voyaient passer un avion dans le ciel, s’il leur ramenait leur maman. Aujourd’hui, leur grand-mère va devoir trouver les mots pour leur annoncer que leur mère ne reviendra plus.

Le CICR ne fera aucune déclaration sur l’identité des ravisseurs, leurs motivations ou les circonstances de la mort de Saifura.

Depuis l’enlèvement des trois professionnelles de santé il y a six mois, le CICR a travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, et il continuera de tout mettre en œuvre pour faire en sorte que Hawa et Alice soient libérées et ramenées immédiatement auprès de leurs familles.


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