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HYPOTHYROÏDIE : Le diagnostic de Mona Lisa

Publié le 07 octobre 2018 par Santelog @santelog



La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa voire simplement Mona Lisa, tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1519

Ce portrait emblématique de Lisa Gherardini, ou « Mona Lisa », fascine depuis des siècles artistes et grand-public, et chercheurs et médecins. En effet, l’hypothèse est évoquée d’un diagnostic médical qui pourrait expliquer cet attrait « des imperfections de la maladie apportant à ce chef-d'œuvre sa mystérieuse réalité et son charme ». C’est aussi et ici la théorie du Dr Mandeep R. Mehra, directeur médical du centre cardiaque et vasculaire de Brigham and Women's Hospital qui pose son diagnostic dans les Mayo Clinic Proceedings.

Les auteurs s’« amusent » ici à « diagnostiquer » les conditions médicales possibles à travers des signes visibles dans le portrait de Mona Lisa et proposent ainsi leurs propres interprétations. Ils rappellent en préambule, que dès 2004, les rhumatologues et les endocrinologues suggéraient que les lésions cutanées et les gonflements des mains visibles sur le portrait pouvaient évoquer un trouble lipidique et une maladie cardiaque. Plus précisément, on évoquait l'hyperlipidémie familiale et l'athérosclérose prématurée comme cause de la mort de Lisa Gherardini. Quant à son célèbre sourire, certains l’attribuaient à la paralysie faciale de Bell.

Après examen du tableau, les auteurs, prenant également l’âge du décès de Lisa soit 63 ans, penchent plutôt pour l’hypothyroïdie : si Lisa avait souffert de maladies cardiaques et de troubles lipidiques, elle n’aurait pas survécu jusqu’à cet âge compte tenu de l’absence de traitements disponibles au 16ème siècle en Italie. En revanche, pour les auteurs, les cheveux clairsemés, la peau jaune et le goître sont autant de preuves visuelles de l'hypothyroïdie. D’autant que le régime alimentaire des Italiens à la Renaissance manquait d'iode et le gonflement de la glande thyroïde gonflée était courant et couramment représenté dans les peintures et les sculptures de l'époque. Enfin, les auteurs notent que Lisa avait accouché peu avant de s'asseoir pour le portrait, ce qui pourrait suggérer une thyroïdite péripartum …

Bref, une courte réconciliation entre la médecine et l’art qui il y a encore quelques années était un mode d’illustration courants des articles médicaux et scientifiques.  

Source: Mayo Clinic Proceedings September 2018 DOI: 10.1016/j.mayocp.2017.12.029 The Mona Lisa Decrypted: Allure of an Imperfect Reality

Équipe de rédaction Santélog Oct 7, 2018Rédaction Santé log




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