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Bons baisers de Charente

Publié le 15 octobre 2018 par Desfraises

Bons baisers de Charente

De retour de vacances, nous trouvons une jolie carte dans la boîte aux lettres.Notez le joli timbre fait maison. 


Après une petite huitaine de jours passés au vert, je retrouve le bruit et la fureur de la ville. C'est dans le tramway que je réalise pleinement que je suis de retour à Marseille, quand j'entends une adolescente répondre tarpin à sa camarade.
Comme l'a dit ma mère à mon mec : "Contente de partir mais toujours contente de revenir". Quand elle rend visite à ses sœurs en Dordogne, qu'elle laisse un temps poules, chatte, oie et potager. Puis qu'elle revient et retrouve ses pénates, la confortable tranquillité des jours qui coulent dans une vaste maison à habiter, d'un immense jardin à entretenir, d'une oie à distraire car elle a perdu son jars, compagnon de dix ans.
Contents de voir du pays et des gens mais toujours contents de regagner notre maison-doux-maison. D'éplucher la montagne de prospectus et dénicher la carte postale ci-haut, produit farfelu de mon imagination que j'avais déjà oublié (suite au billet non moins farfelu qui vous a peut-être échappé : Kimberley, chienne flic).
Courtes mais réjouissantes vacances que je pourrais résumer en une liste non-exhaustive d'activités :
— Siroter une pinte de bière ambrée dans la belle ville rose de Toulouse.
— Déguster un succulent magret de canard accompagné d'une purée de patates douces au citron vert, à Monpazier, magnifique village bastide épargné par le tourisme de masse.
— Boire un bol d'air vivifiant au pied du château de Monbazillac et contempler la vaste vallée de la Dordogne et Bergerac, ma ville natale, lovée dans un méandre de la rivière.
— Arroser de champagne de joyeuses retrouvailles amicales à Prigonrieux.
— Profiter de revigorantes balades en Charente : sous-bois et chemins de terre, champs labourés et petites routes désertes au milieu desquelles ont poussé les herbes folles.
— Partager des repas en famille agrémentés de bavardages et de rires au coin du feu.
— Cohabiter avec les insectes volants ou rampants, hôtes plus ou moins désirés des vieilles maisons de campagne.
— Chercher Cassiopée sur la voûte céleste.
— Caresser la chèvre, l'âne, la jument, l'oie et des rêves de vie rurale.
— Bêcher, jardiner, tailler, bricoler.
— Créer une rocaille en mêlant ciste, fétuques, véroniques arbustives et cyclamens sauvages.
— Partager un cassoulet fait maison.
— Remplir le coffre de la voiture de confitures de figues, de coulis de tomates, de bocaux de prunes mirabelles —le tout offert par un jardin potager prodigue et par une maman nourricière.
— Courir après la chienne qui pourchasse les poussins cherchant refuge auprès de leur mère-poule.
— Jouir du confort d'une chambre d'hôtel pour couper en deux le voyage du retour.
— Remercier pour son accueil la réceptionniste et partir sans ma valise, sous son rire gentiment moqueur.
— Me traiter de cloche à fromage quand au guichet automatique du péage, je laisse échapper la carte bleue sous la voiture, me contorsionne en vain, invite les automobilistes suivants à changer de file pour faire marche arrière et cueillir la fugitive dans une flaque.
— Et penser avec gourmandise aux prochaines vacances.

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