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Plongez dans la musique ennivrante de Jasmïn

Publié le 19 octobre 2018 par Larrogante

Aujourd’hui je vous parle d’un vrai coup de cœur musical. Il y a deux semaines, je reçois en avant-première l’EP d’une jeune artiste : Dive, de Jasmïn. Je n’ai pas arrêté de l’écouter depuis. Six titres plein de sensibilité et d’authenticité. Je veux absolument savoir qui se cache derrière cette voix douce et cet univers hypnotique.

Nourrie au Rap et Rn’B des années 90, mais aussi bercée depuis l’enfance par le Jazz et la Soul, Jasmïn est également attirée par la Pop Rock et la musique Electronique. Elle se construit ainsi dans un univers musical assez complet. Repérée à l’âge de 17 ans sur Youtube, elle préfère se focaliser sur l’obtention de son baccalauréat et signera un contrat avec une maison de disque un peu plus tard. Épaulée par Dave Pensado, un célèbre ingénieur du son Américain, Jasmïn se lance et réalise seule son premier EP.

Riche d’un héritage multi-culturel et spirituel, la jeune chanteuse offre une musique introspective qui aspire à l’acceptation et l’affirmation de soi. 

Je vous laisse découvrir Jasmïn, qui nous raconte son parcours et son plongeon dans le grand bain avec son premier EP, Dive :

Plongez dans la musique ennivrante de Jasmïn

Bonjour Jasmïn, peux-tu te présenter ? Qui es-tu, d’où viens-tu ?

Je m’appelle Jasmïn, je suis auteure compositrice interprète, j’ai 23 ans et je vis à Paris dans le 18 ème arrondissement depuis ma naissance. J’habite d’ailleurs toujours chez mes parents ! Je suis très contente d’avoir encore ce petit cocon.

Comment en es-tu arrivée à la musique ?

J’ai grandi dans un univers où la musique était très présente. J’ai deux parents mélomanes : mon père a joué du saxophone quand il était jeune, et il y avait toujours beaucoup de musique à la maison. J’avais aussi une voisine qui jouait du piano. J’étais fascinée par cet instrument, j’ai donc commencé à l’âge de 4 ans. Je savais lire la musique bien avant de savoir lire l’alphabet ! J’ai fait 9 ans de piano, je faisais même des concours internationaux. J’ai arrêté lorsque je suis entrée au lycée car je voulais me concentrer sur mes études. Je ne voulais pas faire les choses à moitié. Ce que je regrette un peu maintenant car j’ai un perdu de ma technique, même si j’ai gardé la musicalité.

Un peu plus tard, j’ai commencé à poster des covers sur Youtube, encouragée par ma sœur et mes amis. Ma deuxième vidéo a fait entre 30 et 40 000 vues, alors que j’ai enregistré ça sur mon ordinateur sans micro, avec une amie qui jouait de la guitare à côté… Un directeur artistique de chez Warner l’a vu et m’a contacté. J’ai passé des auditions, Les sessions Warner, et ils m’ont proposé un contrat. J’avais 17 ans, c’était l’année de mon bac, et ils voulaient que je chante en français alors que ma culture musicale est clairement anglophone. Je n’ai pas finalement pas signé avec eux mais quelques mois plus tard j’ai eu une proposition d’Universal Publishing. J’ai tout d’abord bosser avec des compositions qui au final ne me correspondaient pas forcément. J’ai repris des cours de piano et je me suis formée pour pouvoir enregistrer toute seule. Au bout de six mois j’avais une dizaine de démo, que j’ai fait écouter à Universal qui a adoré et qui m’a encouragé à continuer !

Comment as-tu rencontré Dave Pensado ?

Je suis allé à Los Angeles rendre visite à ma sœur qui y travaillait, et j’ai eu la chance de rencontrer un grand monsieur de la musique : Dave Pensado. C’est un des plus grands ingénieurs du son au monde, qui a gagné plusieurs Grammy Awards et Beyonce ne sort pas un son sans qu’il lui ai validé !

C’est grâce à Mike Rebel, un rappeur américain. Intéressé par le bouddhisme, il est devenu ami avec ma mère qui organisait les venues du Dalaï-Lama en France. Elle l’a prévenu de ma venue à Los Angeles et il a organisé un rendez-vous. Honnêtement, je ne connaissais même pas son nom en entrant dans son studio, avec mes maquettes sur mon ordinateur. Je pensais qu’il allait me donner rapidement deux ou trois conseils et basta. On a discuté pendant deux heures et demie sur ma musique, ce que je voulais faire et à la fin il m’annonce qu’il veut travailler avec moi ! Je sors du studio et je regarde sur quels sons il a travaillé et je me rends compte que c’est sur tous les tubes de mon enfance ! Je me dis « Waouh c’est un truc de malade » ! Peu après il m’a dit que je lui faisais penser à Esthero, une chanteuse canadienne qu’il a rencontrée à ses débuts, lorsqu’elle avait 18 ans. Il me l’a d’ailleurs présenté et on a même travaillé ensemble. A partir de ce moment-là, je me suis mis sérieusement à travailler sur un premier EP. C’était en janvier 2017.

C’est donc lui qui a mixé l’EP, et qui mixera tous mes autres sons. C’est vraiment un mentor pour moi, à chaque nouvelle démo il m’encourage. Et ça me booste grave ! Je suis actuellement en train de me constituer une petite équipe pour bosser avec moi, car jusqu’à maintenant j’ai tout fait toute seule : j’ai tout écrit et composé, j’ai produits 3 morceaux et coproduit un autre. Cet EP c’est 90% moi, mais je sais que j’ai mes limites, et qu’avec l’aide de personnes de talents je pourrai aller plus loin.

Plongez dans la musique ennivrante de Jasmïn

Pourquoi as-tu choisi de chanter en anglais ?

Ma culture musicale est anglophone. Mes parents écoutaient presque exclusivement de la musique en anglais. Je parle anglais depuis toutes petites grâce aux nombreux voyages fait avec eux. Et je suis née dans les années 90, la décennie du rap et rnb américain. L’écriture est venue facilement en anglais. Je crois que j’arrive davantage à exprimer certaines choses dans cette langue plutôt qu’en français. Et je trouve que l’anglais sonne très bien en musique.

Qu’est-ce que tu écoutais dans les années 90 alors ?

Aaah j’écoutais TLC, j’étais fan de Justin Timberlake et Craig David, Usher et bien évidemment Alicia Keys ! Survivor des Destiny’s Child, c’était mon hymne ! J’écoutais aussi beaucoup de rap. Le premier album que j’ai acheté avec mon argent de poche c’était celui d’Eminem. J’ai eu aussi une période rock, où j’écoutais The Kooks, Les Strokes, the Killers, les Artic Monkeys. Au lycée j’ai eu une période electro pour revenir au rap. Je suis une grande fan de Mike Miller depuis ses débuts, j’ai vu sa première date à Paris à la Cigalle. J’étais triste quand j’ai appris sa disparition…

Parle nous un peu de Dive, le morceau qui est sorti la semaine dernière et qui est aussi le nom de ton EP.

Cette chanson représente et signifie beaucoup. C’est à la fois un plongeon introspectif  mais aussi le saut dans le grand bain car c’est mon premier EP ! Je l’ai réalisé seule, dans mon coin et j’avais très peur de la réaction des gens. J’ai écris ce morceau il y a deux ans. A ce moment là je me suis dis qu’il fallait que je me révèle, que j’arrête d’attendre l’approbation de tout le monde et que je fasse mes propres choix pour avancer et grandir. Ça passe aussi par la question de la féminité : qui suis-je, pourquoi je me cache… Dans le refrain, « I wanna be that girl » en fait je veux juste être moi ! Une personne hors norme, spéciale, qui a énormément de courage et de force. Cette fille est en moi, mais elle se révèle tellement peu souvent que c’est difficile de dire que c’est moi ! Il faut que je plonge, sans retour en arrière !

Dans le titre Notions, tu chantes « Follow your desire and shine ». C’est ton mantra ?

J’ai eu une période où j’étais très angoissée, je me demandais si la musique était vraiment fait pour moi, est-ce que je veux vraiment y aller ? Et un jour ma mère m’a dit « Enjoy the ride », qu’il fallait que je kiffe le moment présent, et que je verrai ensuite. Et je n’ai pas arrêté de penser à cette phrase. On a toujours un objectif sur lequel on se focalise, mais on ne prend pas le temps de profiter du moment présent, qui nous permet d’atteindre ce but final. Je me suis dis qu’il fallait que je me concentre sur ce que j’étais en train de faire et que j’arrive à briller ! On a tous cette petite lumière en nous, mais souvent on a tendance à l’éteindre, pour ne pas faire de l’ombre, ou parce qu’on a simplement peur de se mettre en danger en attirant l’attention. Cette chanson est complètement en lien avec le titre Dive. Pour arriver à plonger, il faut que je sois confiante. Notions c’est croire en soi et briller !

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En ce moment qu’est-ce que tu écoutes ?

Alors en ce moment j’écoute 6BLACK qui vient de sortir son album East Atlanta Love Letter. Il est génial. Mon son préféré c’est le titre Pretty Little Fear avec J.Cole.

J’ai aussi écouté un peu de Sabrina Claudio  et de Jessie Reyez dernièrement. Je suis dans une phase old school aussi donc j’ai une petite playlist avec Nate Dogg, Dr Dre Pharell, Ludacris…

J’ai eu un gros coup de cœur pour Mura Masa un artiste anglais qui a sorti un son en featuring avec un rappeur lui aussi anglais et très talentueux Octavian.

Et Billie Eilish. Cette fille est un ange. D’habitude je ne suis pas trop fan des voix haut perchées et cristallines, mais cette nana a un vrai truc. C’est une californienne qui écrit et produit avec son frère. Une merveille !

Tu es une vraie parisienne, tu partages avec nous tes bonnes adresses ?

J’adore Jah Jah Le tricycle, qui est mon QG en ce moment. C’est tellement bon !

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Mon adresse préférée pour manger japonais : Kokoya. C’est tout petit, il faut réserver le midi et c’est excellent. Pour moi le meilleur japonais de Paris ! 5 rue des Batignolles Paris 17ème

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Je suis fan de bubble tea et pour moi les meilleurs sont chez Zen Zoo ! Mes préférés : jasmin, coco ou matcha !  Zen Zoo, 13 rue Chabanais, Paris 2ème

Le blog s’appelle L’Arrogante, quel est le morceau le plus arrogant de ton EP ?

Je dirai Secret Garden. Je m’adresse aux gens qui parlent trop, qui étalent leur vie et qui ferait mieux de garder ça pour eux. A ceux qui se dévoilent trop, à la recherche de l’approbation permanente des autres. Mon conseil : grandissez un peu de votre côté ! Mais je me l’applique aussi à moi-même.

Et il faut dire que Notions a aussi un côté arrogant, « bad ass » !

Merci beaucoup Jasmïn !

Suivez-la sur Facebook ou Instagram.

Pour écouter et acheter l’EP.

A venir, la release party de Dive, le 25 octobre au Badaboum. 

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Crédit photo couverture : Roch Armando

Crédit photos : Lokmane


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