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Entre Johnny et Mélenchon, nous sommes coincés…

Publié le 20 octobre 2018 par Pierre Thivolet @pierrethivolet

Entre Johnny et Mélenchon, nous sommes coincés…

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Nous sommes coincés : web, radio, télé, nous sommes abreuvés jusqu’à plus soif, par les spéciales, les exclusifs, les directs, consacrés à 2 infos : À ma droite Johnny, à ma gauche Mélenchon. Comme s’il ne se passait que cela dans notre vaste monde.Attention, il ne s’agit ni de kc le souvenir de Johnny l’artiste, ni de négliger la sortie de son album posthume. Pour ceux qui sont fans et apparemment ils sont nombreux, c’est bien. Mais pour ceux et apparemment ils sont encore plus nombreux qui trouvent que Johnny c’est bien, mais qu’il n’est pas non plus ni Michael Jackson, ni Aretha Franklin, ni même peut-être non plus Charles Aznavour, l’air est devenu étouffant. Matraquage ? Vous avez dit matraquage ? En tout cas, impossible de passer à côté à moins de franchir une de nos frontières et de prendre pour quelque temps refuge en Espagne ou en Allemagne. On nous dit que son disque est déjà disque d’or, mais c’est l’inverse qui aurait été une info, avec une telle saturation de l’espace, bravo la maison de disques, bravo les producteurs, chapeau Laetitia. Et quand on cherche autre chose, on tombe sur … Mélenchon. E là ce n’est pas pour kc ni la France Insoumise, ni les idées de gauche (? c’est quoi au fait des idées de gauche ?) mais là aussi brusquement on étouffe. On hésite entre le fou rire et la consternation. Et d’ailleurs en matière de consternation, on hésite aussi. Qu’est-ce qui est le plus consternant : Mélenchon hurlant sur ce juge, sur ces policiers stoïques sous les injures, éructant : « Ne me touchez pas, JE suis la République ». Et l’on parle de cailleras dans des banlieues qui seraient perdues pour la République ? Et l’on s’inquiète des violences contre la police, de la montée des incivilités ? Mais l’exemple ne vient-il pas de haut ? On attend avec impatience les prochains contrôles policiers où des jeunes hurleront « Nous sommes tous des Mélenchon ». Ou plus consternant encore peut-être, cette manière d’humilier avec un mépris qu’autrefois on aurait qualifié de classe, telle journaliste pour son accent, tel autre pour sa question. Là Mélenchon, c’est Trump en français dans le texte, comme lorsque le Président américain ironise sur un journaliste handicapé, ou répète à longueur de tweets : « Fake news et Presse pourrie ». On cherche d’autres nouvelles et l’on tombe sur … l’affaire Khashoggi, ce journaliste saoudien « disparu », en fait torturé puis découpé à la scie dans le consulat de son pays à Istanbul. Et là on se pince : Et ce pays est notre meilleur allié ? le meilleur allié des Etats-Unis, d’Israël au Proche-Orient ?Du coup on étouffe. On éteint tout. Give me a break. Heureusement qu’il fait beau (enfin, du moins là où le ciel semble ne pas avoir voulu déverser toutes les larmes du monde, on pense à l’Aude), on peut sortir respirer. Et l’on se dit : Pourtant que la montagne est belle. Comment peut-on s'imaginer. En voyant un vol d'hirondelles. Que l'automne vient d'arriver ?Enfin jusqu’à quand ? Avec le changement climatique, la sécheresse ou les inondations, la fonte des glaciers ou les tornades… Nous sommes coincés…

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