Magazine Société

Mimosa et le pêcheur de chagrins, de Florence Balvay, au Café-Théâtre de la Voirie, à Pully

Publié le 04 novembre 2018 par Francisrichard
Mimosa et le pêcheur de chagrins, de Florence Balvay, au Café-Théâtre de la Voirie, à Pully

Créée le 15 septembre 2018 au Théâtre Rennweg 26, à Bienne (BE), cette pièce a été représentée le 6 octobre 2018 à L'Espace culturel du Soleil, à Saignelégier(JU), hier et aujourd'hui au Café-Théâtre de la Voirie, à Pully (VD), avant qu'elle ne le soit dans des établissements scolaires du Jura et du Jura bernois ce mois-ci.

Florence Balvay imagine qu'il existe un métier inédit, celui de pêcheur de chagrins . Il consiste à pêcher toutes sortes de choses, mais surtout à pêcher des chagrins de toutes sortes:

- les petits et les moyens:

ceux qui aident à construire, ceux qui aident à grandir, après un doux mot d'amour,

- les gros chagrins:

qu'il faut bien retenir dans son filet.

Ce métier exige une seule chose:

comme celui, d'un rouge ardent, qui orne la joue droite de la comédienne.

C'est en effet le coeur qui permet de se rendre compte du bien ou du mal que l'on fait aux autres:

Autrement dit il suffit d'être attentif à ce que l'on fait et attentif aux autres.

Pour illustrer ses propos, Le pêcheur de chagrins, qu'interprète Florence Balvay, raconte l'histoire des chagrins de Mimosa (personne ne sait pourquoi tout le monde l'appelle ainsi, alors qu'elle se prénomme Magalie...).

Les chagrins de Mimosa - l'histoire le montre - sont dus d'une part à la mauvaise interprétation par ses parents des avanies qu'elle subit et qu'ils attribuent à son manque d'attention:

Quand vas-tu faire un peu attention? Soit un peu plus attentive.

Ils sont dus d'autre part aux méfaits de ses camarades d'école qui ne se rendent pas tous compte du mal qu'ils lui font si l'un d'entre eux, au contraire, le fait avec le sourire:

c'est le malheur des autres,

Et l'on peut faire mal avec des mots qui entraînent des soupirs:

Les soupirs sont des maux,

Cette pièce destinée aux petits et grands - l'âge conseillé pour la voir est de 8 ans - est au fond un conte, assorti d'une morale universelle : il faut s'expliquer pour dissiper les malentendus, surtout s'ils sont nombreux.

Peut-être d'ailleurs les maux, que l'auteure dénonce, seraient-ils moindres si le mal et le bien n'étaient pas relativisés comme ils le sont aujourd'hui...

Quoi qu'il en soit, Florence Balvay fait magnifiquement passer son message sur scène, où elle monologue avec une conviction communicative, comme elle l'a fait ce soir pendant plus d'une heure, sans répit, certainement parce que le sujet lui tient ... à coeur.

Francis Richard

Auteure et interprète: Florence Balvay
Mise en scène: Mirko Bacchini
Régie: Tom Häderli
Scénographie: Nicolas Houdin (les Bâtisseurs d'instants), Xavier Lacoste
Habillage sonore: Oliver Brand

Production: Compagnie Un plus Un

Le texte de la pièce, sorti en librairie le 6 septembre 2018, est édité par BSN Press :


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Francisrichard 12008 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine