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Critique Ciné : Bumblebee (2019)

Publié le 08 janvier 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Bumblebee // De Travis Knight. Avec Hailee Steinfeld, Jorge Lendeborg Jr et John Cena.


Probablement pour relancer les ventes de Hasbro sur sa gamme Transformers, Paramount s’est retrouvée à produire le premier spin-off de la franchise centré sur l’autobot jaune baptisé « Bumblebee » à cause du petit bruit de bourdonnement qu’il fait lorsqu’il parle. Jusque là, rien de très original mais en revenant en arrière dans le temps, Bumblebee permet de se concentrer sur une histoire différente de Transformers. C’est Travis Knight (Kubo et l’armure magique) qui réalise alors cette aventure avec ses moyens mais Hasbro a sûrement imaginé que le marketing ferait le reste. Mais ce n’est pas tant la publicité autour de ce film qui fonctionne mais bel et bien cette petite histoire, qui a ses longueurs (regrettables vu la durée du film) qui n’est pas sans faire écho à Breakfast Club et s’éloignant alors un peu des blockbusters réalisés par Michael Bay. En s’offrant les années 80, la saga peut alors vivre autrement et notamment grâce à une bande son des plus efficace. L’ère Michael Bay était un peu devenue une machine en surchauffe qui ne fonctionnait plus aussi bien qu’elle ne fonctionnait au départ. La franchise décide ici de se concentrer sur des éléments simplistes et efficaces, sans pour autant briller.

1987. Alors qu'il est en fuite, l'Autobot Bumblebee trouve refuge dans la décharge d'une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par Charlie, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Et quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu'il ne s'agit pas d'une voiture jaune ordinaire.

Et c’est le problème de Bumblebee. Le film souffre de scènes peu mémorables (contrairement à Bay qui savait justement rendre certains moments étonnants) et surtout de longueurs où les personnages sont en roue libre et n’offrent donc rien. Pour autant, Hailee Steinfeld inspire quelque chose d’attachant qui fonctionne assez bien. Ce côté très familial permet d’ailleurs de rendre le tout plus proche de l’esprit familial que la franchise veut transmettre ici, mais cela ne fait pas de Bumblebee un bon film pour autant. Les erreurs dans la narration laisse par moment l’impression que le film est incapable d’aller au delà son précepte de départ alors que justement, il aurait été intéressant de potentiellement lancer une nouvelle trilogie. Il y a par ailleurs un humour qui fonctionne assez bien et permet alors de ne pas trop se prendre la tête. Mais j’aurais peut-être aimé quelques fulgurances, notamment dans la mise en scène afin de donner au film une importance dans la saga que Bumblebee ne parvient pas à avoir. A côté des Transformers, ce film ressemble à une suite faite avec des bouts de ficelles (et ce même si cela colle assez bien avec l’esprit 80s qu’il se donne).

Note : 5/10. En bref, un spin off de la franchise Transformers moyen, mais pas totalement raté pour autant.


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