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Critiques Séries : Black Mirror - Bandersnatch (4.07)

Publié le 09 janvier 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Black Mirror // Saison 4. Episode 7. Bandersnatch.


Netflix tente de trouver une nouvelle façon de donner envie à ses abonnés de découvrir du contenu original. C’est donc Black Mirror qui fait les frais de cette tentative : celle de proposer un épisode interactif (avec 13 fins !) où les téléspectateurs doivent choisir des solutions pour faire évoluer le personnage. En intégrant le téléspectateur dans la narration d’un épisode, Black Mirror propose alors une histoire fascinante même si finalement, tout n’est pas forcément palpitant. Disons que certains choix sont inutiles au départ (les céréales, la musique, etc.) mais participent tout de même à nous mettre rapidement dans le bain. Pour avoir vu la plupart des fins de « Bandersnatch » (sauf celle qui est sensée nous conduire au jeu vidéo lui-même), je dois avouer qu’il y a une réelle inventivité de la part des scénaristes ici afin de donner au téléspectateur l’envie de se replonger dedans plusieurs fois. L’histoire de cet épisode joue encore une fois avec notre peur de la technologie et de ses évolutions. Ce n’est pas sans rappeler non plus « USS Callister » qui piégeait des gens dans un jeu vidéo. Si les deux épisodes sont similaires sur certains points et notamment la thématique de départ, je dois avouer que « Bandersnatch » s’inspire aussi d’autres épisodes de la série comme probablement « San Junipero » qui m’est revenu à l’esprit plusieurs fois.

Le jeune héros de cet épisode est sûrement ce qu’il y a de plus fascinant là dedans : un jeune qui a des problèmes mentaux et qui va devenir encore plus fou en écrivant un jeu basé sur le travail d’un auteur tout aussi fou (et légèrement meurtrier sur les bords). « Bandersnatch » donnerait presque envie de lire ce livre qui fait tout l’intérêt du jeu et donc de l’épisode. C’est assez fou mais fascinant par la même occasion comme Black Mirror parvient ici à utiliser ce qu’elle sait faire de mieux tout en restant aussi simpliste. Car cet épisode repose sur des bases simples mais c’est justement sa plus grande force. Le fait qu’il y ait différentes fins permet au téléspectateur de choisir s’il est pervers avec le personnage ou non. C’est une bonne idée que de laisser l’occasion au téléspectateur de choisir s’il veut une fin relativement joyeuse pour le héros ou bien si son côté sadique va ressortir et donc le laisser plonger dans quelque chose de plus horrible. Notamment lors de la scène sous LSD. Le tout est complètement barré mais fonctionne car avec les deux choix de fins (dont une est une fin en soi à cet épisode), la série s’amuse et nous amuse. Tout est tricoté de façon à ce que le téléspectateur ne s’ennuie jamais et ait constamment un nouveau contenu à découvrir par la suite.

Par moment, certaines scènes sont répétitives et peuvent donner envie de décrocher mais la curiosité de voir les autres fins rend le tout particulièrement fascinant. En tout cas, j’ai personnellement adoré l’idée et j’espère que Black Mirror offrira d’autres épisodes de ce genre, peut-être travaillés autrement car c’est à mes yeux la seule série qui peut réellement créer de telles histoires tarabiscotées.

Note : 9/10. En bref, une aventure étonnante.


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