Magazine Bien-être

Un témoignage de Robin Brasseur (2)

Publié le 24 janvier 2019 par Acouphene
 ....
Désirant partir de cette matière, je suis entré dans un état modifié de conscience d’une force et intensité jamais égalée dans laquelle toutes mes prières étaient concentrées sur un unique but, partir, me décorporer une bonne fois pour toute !
Durant mon enfance, c’était jusque l’âge de mes 6/7 ans un jeu auquel je me prêtais régulièrement, la vie dans la matière, dans ma famille était parfois si dure, que ces expériences était pour moi des portes salvatrices qui m’apportaient le courage de rester incarné. Je dois dire aussi que ma kundalini était « active » depuis ma plus tendre enfance mais à l’époque je ne savais absolument pas ce que c’était. Tout ce que je savais était qu’à certains moments, venant souvent de la contemplation, j’éprouvais des instants de joie simple et grandiose, la plénitude, la félicité et la paix. Une fleur, un nuage, le chant d’un oiseau éveillaient parfois en moi une vibration qui montait du coccyx et venaient irradier mon cœur que je sentais se dilater, comme s'il débordait de ma poitrine pour englober tout ce qui l’entourait dans un rayon assez large.
Le déploiement de la kundalini m’ayant fait retrouver la mémoire de toutes ces expériences d’enfant, je m’y suis replongé afin de partir, de mourir, en finir avec cette vie que je croyais «aboutie».
Alors je suis parti en toute conscience, j’ai quitté ce corps et là j’ai vécu tout ce qui a déjà été partagé par les personnes ayant vécu une telle expérience.
Un témoignage de Robin Brasseur (2) Une grande lumière blanche iridescente, une joie, une paix, une plénitude inégalable sur terre mais traversée pour ma part à une très grande vitesse, ce passage n’a pas duré, il fut bref mais fulgurant. Ne plus avoir de corps, ne plus être un corps mais juste être une présence qui se déplace à une vitesse vertigineuse, la vitesse de la pensée. Là je me suis retrouvé dans un espace sans temps, sans haut ni bas sans gauche ni droite, un peu noir, mais pas de ce noir vide et froid, mais un « vide » habité d’un nombre incalculable de points de lumière brillante, un peu comme les étoiles dans le ciel, sans être vraiment cela. Espace vivifiant empli de présence que je sentais très forte autour de moi sans les percevoir mais je savais qu’elles étaient là. Je le savais tellement fortement que les voir n’était même pas nécessaire. Ça vibrait de présence, c’était tellement vivant, tellement intense que j’avais à ce moment là, la sensation de connaître ce qu’est vraiment la vie! Sensation d’une rare beauté, grandiose quasi impossible à décrire par la pauvreté des mots humains. Mais c’était comme une renaissance, une vraie naissance à la vie en fait, une véritable libération dans un retour à qui j’étais et ai toujours été, un rayon de vie intense qui brille de toute éternité. Je découvrais la vie car je découvrais qu’en fait j’étais immortel, qu’il n’est pas possible de mourir, que la mort n’existe pas et c’était d’une joie indescriptible de par l’intensité puissante de cette découverte. A quoi pourrais-je tenter de comparer cette expérience, peut être celle d’un aveugle qui retrouve la vue, d’un sourd muet qui retrouve la parole et l’ouïe et en fait, cela me semble tellement loin, tellement fade encore afin de donner à sentir ce qu’est la découverte de l’immortalité, il n’y a pas de mots si ce n’est que nous sommes éternels mais là encore, comment décrire l’éternité !!! Je découvrais également que je savais, comprenais vraiment tout avec une telle facilité et que je n’étais pas plus important et à la fois aussi sacré qu’un brin d’herbe, une feuille d’arbre et l’arbre lui-même, aussi sacré qu’un ver de terre, une mouche et l’océan, la terre et tout ce qui vit, tout ce qui est la vie qui s’expanse à l’infini depuis des siècles pour des siècles.
Toujours est-il que dans cet « espace » de vacuité pleine de grâce, d’un tout amoureux imperceptible par les sens communs, baignant dans la joie de l’instant, présent dans la présence infinie de l’être, d’être, une autre expérience plus intense s’est présentée à moi.
Rendu là, j’ai senti au-delà de la joie amoureuse, un AMOUR venir, entrer en moi et autour de moi, un AMOUR total et inconditionnel, là je n’étais plus qu’amour baignant dans l’amour le plus grand, le plus immense, le plus tendre, le plus bienveillant, le plus généreux, la plus inouïe qu'il soit permis de sentir. Une vibration, une présence si forte, si puissante, si amoureusement aimante est venue me prendre dans ses bras et ce fut l’extase d’amour le plus intime et ultime que l’on puisse connaître. Il est sans égal, sans aucun égal et rien que d'en parler, j’aurais envie, en-vie d’y retourner pour goûter à cette éternité d’amour de l’instant, cette chaleur si aimante, réconfortante, autant que joyeuse et enthousiaste d’Amour. Moi qui disais aimer aimer, là, dans cet instant sacré, je savais, connaissais vraiment ce que ces paroles voulaient dire, j’étais aimé d’être aimé tel que j’étais sans aucune condition, un amour total, absolu et complètement inconditionnel, un amour impossible de connaître, de vivre sur terre car il est au-delà de l’humain, de ce que peut offrir d’autre humain. Un témoignage de Robin Brasseur (2) Là dans cet instant de félicité indescriptible, la présence Amour qui m’avait pris dans ses bras ma posé une question, une seule question qui s’entend de plusieurs façons, « qu'as-tu fais pour autrui, comment as-tu aimé, as-tu aimé de façon totale et inconditionnelle, as-tu aimé comme je t’aime ici et maintenant ? Cette question n’est pas, n’as pas été verbalisée mais induite avec la fermeté amoureuse de l’amour qui sait ce qu’est l’amour, aimer. Amour devant lequel vous ne pouvez absolument pas vous cacher, mentir, vous justifier car cet AMOUR s’appelle justice et vérité et face à elle, vous êtes complètement nu, nu comme le nouveau né venu au monde.
C’est la seule et unique question qui nous est posée car c’est la seule chose que l’amour désire de vous, celle d’aimer de façon totale et inconditionnelle, le sens, le vrai sens de la vie est là et uniquement la, elle n’a d’autre but, d’autre objectif pour la création. La conscience, la vie, le vivant, Dieu, qui sont pour moi maintenant une seul et même chose ne désirent qu’une chose, que nous soyons tous dans cet amour inconditionnel tel que nous le vivons lors de notre passage de la vie a la mort ou de la mort à la vraie vie !
Pour précision, Dieu est nous tous, dans nous tous et nous en lui comme dans la vie, le vivant est dans toutes chose créée, tangible et intangible.
A ce moment la, j’ai vécu l’expérience qui s’appelle « la pesée des âmes », ou plus simplement, ce que le langage populaire appelle, « passer devant saint pierre ».
Là, toute ma vie a défilé, depuis ma naissance jusqu’à l’instant de mon départ, tout est revu, goutté, ressenti part le filtre de l’amour total et inconditionnel dans lequel je baignais et étais aimé.
Lors de cet auto-jugement, l’âme perçoit toute son existence de la façon la plus fine et la plus subtile qui soit. Elle goûte pour elle-même, en elle-même, tout ce qu’elle a réalisé sur terre, le bon comme le moins bon. Nous ne sommes pas jugés par une instance supérieure mais nous nous jugeons nous mêmes face, à travers cet amour total justice et vérité dans lequel nous sommes baignés totalement immergés, submergés ! La supra conscience nous prend dans ses bras et c’est là où nous pouvons réellement apprécier ce que nous avons créé sur terre. Comme un coup d’œil dans le rétroviseur, nous revoyons et goûtons pleinement tout ce que nous avons fait sur terre à nous même comme à autrui.
C’est un moment de joie, d’amour de félicité incommensurable, d’une intensité si forte, si pur que là encore, le vocabulaire humain fait défaut.
Dans cet auto jugement, la pesée de votre âme, vous voyez, goûtez dans votre âme, tout ce que vos actes, paroles et pensées négatives et positives ont engendré sur terre pour vous et autrui. C’est à la fois la super extase et de l’autre côté, une douleur colossale pas facile à « encaisser » car vous ne pouvez absolument pas vous défiler ni vous justifier car toute tentative de justification est la preuve de votre manque d’amour inconditionnel pour vos actes paroles et pensées négatives. Pour être vraiment très précis, la douleur vécue lors de la pesée de l’âme est d’une telle intensité que toutes les souffrances humaines physiques comme psychologique sont complètement ridicules par rapport à cette expérience, qui elle vous fait bien « enfin » connaître ce qu’est une vraie souffrance. Lors de ce passage, vous pesez, mesurez, goûtez, vivez, revivez chacun de vos choix, chacun de vos oui, chacun de vos non. Vous revivez, vivez dans votre âme tout ce que vous avez fait sur terre.
Vous revivez la joie, la douceur, la beauté de cette caresse que vous avez offerte en pur amour, vous gouûtez en vous ce que cette caresse a produit sur autrui, vous ressentez dans votre âme la caresse que vous avez donnée à un autre être comme si c’était à vous-même que vous l’aviez donné. Mais cela ne s’arrêté pas là, vous revivez aussi ce que ce geste a induit chez cette personne à qui vous avez offert cette caresse. Si cette personne grâce à vous a aussi offert une même caresse à un autre être, vous la goûtez aussi et ainsi de suite en cascade car nous sommes tous UN, interconnectés et tous responsables des uns et des autres. Nous ne sommes pas séparés mais tous nés de même origine, de même père, mère, la supra conscience, la vie qui a créé tout ça....

*********

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Acouphene 11818 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine