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Critique Ciné : Velvet Buzzsaw (2019)

Publié le 07 février 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Velvet Buzzsaw // De Dan Gilroy. Avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo et Toni Collette.


Après un premier essai réussi sur Night Call (2014), Dan Gilroy retrouve donc ici Jake Gyllenhaal afin de discuter de ses propres obsessions sauf que le dernier film produit par Netflix souffre par moment de quelques longueurs inutiles qui cassent un rythme qui ne sait pas toujours dans quel sens aller. Pourtant, le film est inspiré dans son propos de départ, celui de l’art et des gens l’utilise à des fins pas toujours louables. Dan Gilroy a raconté en interview que ce film lui a été inspiré lors de l’échec de Superman Lives, ce film avec Nicolas Cage qui n’a jamais été réalisé et annulé par le studio deux semaines avant le début du tournage. Je ne vois pas spécialement les liens et la métaphore qui pourrait se rapprocher à ce projet avorté, mais peu importe. Le film sait tout de même créer de la comédie pour moquer le monde qu’il dépeint et ses acteurs. Grâce à un joli casting (Jake Gyllenhaal, Toni Collette, etc.), le film parvient à donner un peu plus de cachet au propos de départ, tout en créant des scènes de mort toutes plus jouissives les unes que les autres. Sauf que Velvet Buzzsaw devient rapidement prévisible et alors l’histoire s’embourbe dans un manque cruel de tout un tas d’éléments. Le film parler aussi du fait que la société actuelle ne sait plus ce que c’est que l’art, que tout est cupidité (le critique acheté par exemple) mais au delà de quelques punchlines, Velvet Buzzsaw manque de mordant.

Le thriller Velvet Buzzsaw se déroule dans le milieu de l'art contemporain à Los Angeles, où artistes et collectionneurs richissimes sont prêts à débourser des fortunes pour des pièces pouvant rapporter gros.

La première partie du film est la plus réussie puis Velvet Buzzsaw tombe dans les pièges qu’il se créé lui-même. C’est dans la seconde partie que le film se prend les pieds dans le tapis, où la conclusion de l’histoire se fait bien trop rapidement par rapport au temps perdu au milieu du film à créer de la tension inexistante. La critique de ce monde superficiel autour de l’argent manque alors de caractère et semble par moment ne pas trop savoir dans quelle direction aller. Pourtant, j’ai apprécié le film et certains moments me donnent parfois envie d’être plus clément, sauf que je n’ai pas réussi à trouver les personnages attachants et donc à m’attacher à cette histoire autant que j’aurais pu le souhaiter. Mais le thème de la fascination que les gens ont pour un artiste une fois celui-ci décédé est un truc qui me plaît et qui est clairement établi par le scénario. Même si à côté de ça, il y a tout un tas de trucs qui ne fonctionnent pas totalement, pour mon plus grand désarroi. Si le film n’est pas toujours clair dans ce qu’il veut réellement faire, il n’en reste pas moins agréable à suivre malgré tout.

Note : 6/10. En bref, Netflix propose des films un brin plus originaux et je ne vais pas bouder mon plaisir de retrouver Dan Gilroy derrière la caméra.

Date de sortie : 1er février 2019 - Directement sur Netflix


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