Je confesse que j’ai eu du mal à tourner les pages jusque plus ou moins à la moitié du roman. Puis soudain, il y a quelque chose qui change dans le ton, l’écriture est envahie d’une infinie tristesse, le narrateur de plus en plus se met à nu, se désarme de tout affect et artifice, admet de plus en plus ses remords et ses regrets, parle de plus en plus au conditionnel. Tout en portant un regard extrêmement lucide sur la situation sociale et économique de la France, de l’Europe et du monde. Au cœur du livre d’ailleurs, on plonge très distinctement dans le climat de révolte traversant les couches les plus sacrifiées de la philosophie libérale-capitaliste dominante actuellement.
Tout cela étant dit, ce n’est pas exactement le livre à l’eau d’rose qui vous mettra du baume au cœur. Âmes sensibles s’abstenir.