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Stade de Reims, une histoire sans fin - EmbrunMan J-114

Publié le 23 avril 2019 par Pascal Boutreau

IMG_5105Ce dimanche, à Reims, avait lieu une rencontre de Ligue 1 entre Reims et Saint-Etienne. Ce Reims-Saint-Etienne, c'est ma Madeleine de Proust. C'est en effet le premier match auquel j'ai assisté au stade Auguste-Delaune. Bien sûr, plus grand-chose à voir entre ce match de la fin des années 70 et celui de ce dimanche. Le vélodrome qui entourait la pelouse a disparu, remplacé par des tribunes modernes, fonctionnelles, baptisées au nom des grands anciens, Albert Batteux, Henri Germain et Robert Jonquet, entraineur, président et joueur d'une époque en noir et blanc où les Rouge et Blanc tenaient le haut des affiches de Division 1 (6 titres), de Coupe d'Europe (deux finales de Coupe des Champions en 1956 et 1959) et faisaient le bonheur des Bleus. Seule la tribune Francis Méano et le nom du stade sont toujours là. Mes souvenirs aussi.

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Dimanche, de la tribune de presse où je m'installe désormais, j'ai jeté un regard nostalgique dans la tribune d'en face. Il y 40 ans, un petit Pascal d'une dizaine d'années était le nez collé derrière le grillage de la tribune Pesage (à gauche, en bas, sur la photo ci-contre), les yeux grands ouverts devant ceux qui à l'époque devaient être ses idoles. Sur le terrain, ce jour-là, il y avait côté rémois Carlos Bianchi, et du côté des Verts, Dominique Rocheteau, Johnny Rep et toutes les stars de l'époque. A cette époque, il n'y avait pas autant de matches à la tv, pas de réseaux sociaux ni même d'internet. Alors voir "en vrai" toutes ces vedettes représentait quelque chose. Un moment à part. Un match de foot à Reims, c'était un événement pour le petit Pascal. Il attendait toute la semaine le samedi et le moment de monter dans la voiture pour partir avec son père et ses amis, à Reims. Trente minutes de route, on se garait le long du canal, on traversait le pont et on se rendait à pied à la porte du stade, côté populaires, dans les virages. En haut du virage, on s'arrêtait à la buvette, forcément. J'avais droit à ma barquette de frites. Les beaux jours, on montait parfois dans la tribune Méano, tout en haut du stade. Pas de toit, à la merci du vent et de la pluie les mauvais jours, mais l'impression de dominer le terrain. Forcément impressionnant pour un gamin. Le stade avait déjà pris un coup de vieux, mais restait toujours rempli des murmures et des frissons de la riche histoire du Stade de Reims. A cette époque, les noms de Kopa, Fontaine, Batteux ou encore Piantoni n'évoquaient encore rien pour le petit Pascal. Les années suivantes, Monsieur Duval, instituteur de mon village, Madame Demissy et quelques autres me faisaient une petite place dans leur voiture pour aller voir les matches. Puis j'ai grandi.

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Malgré les années, les rendez-vous à Delaune sont pourtant restés précieux, des moments privilégiés. François Calderaro, Ivo Basay, Didier Christophe, Pierre Lechantre et beaucoup d'autres ont continué d'écrire l'histoire des Rouge et Blanc. Dans les tribunes, plein de gamins ont continué à ouvrir grand les yeux. En 2001, à l'occasion des 70 ans de la création du Stade de Reims, Christophe Chenut, président de cette époque où les Rémois se battaient dans les divisions inférieures pour retrouver un niveau à la hauteur de leur histoire, m'a demandé d'écrire un ouvrage sur l'histoire du club. Ainsi est né, en collaboration avec Tony Verbicaro, le livre "Stade de Reims, une histoire sans fin". J'étais déjà grand reporter à L'Equipe, à la rubrique foot. La vie m'a donné la chance de vivre de ma passion pour le sport, d'être payé pour aller voir des matches de foot. Des matches j'en ai vu des centaines depuis ce premier Reims-Saint-Etienne des années 70. Quand le journal m'envoyait couvrir des "petits" matches de Division 1, à Troyes, Sochaux ou Auxerre, il était même parfois tentant de la jouer blasé. Mais avant de me laisser envahir par ce sentiment, trop fréquent chez certains de mes confrères, j'ai toujours repensé au petit Pascal derrière son grillage, celui qui ouvrait de grands yeux. Et à tous ces gamins qui, aujourd'hui, attendent avec impatience de monter dans la voiture pour aller au stade, voir leurs idoles, qu'ils jouent en Ligue 1, en Ligue 2 ou je ne sais où. Alors pour respecter ces souvenirs , chaque fois que je m'assoie dans une tribune de presse d'un stade ou d'une salle de sport, je n'oublie jamais que j'ai beaucoup de chance d'être là. Et j'espère que certains de ces gosses auront un jour la même chance que moi.   

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EmbrunMan J-114

Lundi 
Plouf : 1500 m - Tentative au milieu des vieilles et vieux qui nagent en brasse au milieu de la ligne... Abandon après 30'. 
VTT : 20 km en mode balade histoire de décrasser un peu les cuissots après le marathon

Mardi 
Course à pied : 6 km - Terrasse de St-Ger (plutôt bonnes sensations (5'35''/kil))

Mercredi 
Plouf : 4200 Poissy Triathlon 

Jeudi 
Vélo : Vélotaf (19,4 km)
Vélo : Vélotaf retour (19,4 km)

Vendredi 
Plouf : 4000 m Poissy Triathlon 

Samedi 
Course à pied : 1h10 dont deux séries de 10 x (30-30)

Dimanche 
Course à pied : 20 km en 1h49 - Pas si mal une semaine après le marathon et au lendemain d'une séance de fractionné.

Lundi 
Vélo : 161 km - Jolie balade du côté de Rambouillet et des charmes de son parc, et de la vallée de Chevreuse. 

Mardi 
Plouf : 3000 m - 500, 500 pull, 500 PPE, 10x50 intensité, 500 pull, 500 cool

Moins de quatre mois avant the big day, le 15 août. Le compte-à-rebours donne chaque jour un peu plus l'impression de s'accélérer. Mais pour l'instant, la préparation se passe plutôt bien. Aidé par une balance sur la bonne pente descendante, épargné par un genou qui couine certes toujours un peu mais qui reste sous contrôle tout comme la hernie, je peux enchaîner les séances d'entraînement. Avec en plus des sensations plutôt bonnes. La sortie de 160 bornes de vélo cette semaine a confirmé que ça progresse petit à petit. La route est encore longue avant Embrun, il faudra bien évidemment que j'aille me farcir quelques cols en prépa, mais jusqu'ici tout va bien. Côté dossards, le prochain rendez-vous est fixé le 19 mai avec le Paris - Saint-Germain, un vingt bornes. 

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Activité culturelle limitée cette semaine (peux pas tout faire) avec juste un p'tit ciné. Grand fan de Tim Burton, je ne pouvais pas manquer "Dumbo". On y retrouve bien évidemment le style du réalisateur américain avec un gros travail sur la photo et des scènes où l'on se demande si c'est un dessin animé ou un film, et les couleurs toujours éclatantes. Comme le plus souvent, Burton nous emmène dans un univers complètement loufoque, celui du cirque dans ce film. Même si "Big Fish" reste de loin mon film de Burton préféré (l'univers du cirque y était déjà très présent), un bon moment avec ce Dumbo, l'éléphant volant. 


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