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Huawei P30 Pro : j’ai testé son appareil photo dans les rues de Montréal

Publié le 03 mai 2019 par _nicolas @BranchezVous

Il y a deux semaines, le Huawei P30 Pro arrivait à la rédaction de Branchez-vous, trônant sur mon bureau comme un Graal 2.0. Une sueur froide parcourait mon échine, une paralysie passagère identique à ce jour de 1996 où j'ai croisé par hasard le chemin de Gérard Depardieu. Comme l'acteur des Valseuses, le P30 Pro était précédé par sa réputation, surtout pour la qualité de son appareil photo.

Il était donc normal qu'on fasse honneur à la légende de ses quatre capteurs. Quoi de mieux qu'un tour de Montréal un jour de beau temps pour tester l'appareil photo que d'aucuns considèrent comme le plus puissant du monde ? Et pour le mettre vraiment à l'épreuve, qui de plus légitime que le pire photographe de tous les temps ?

1. Le zoom

Bien avant la sortie du Gérard Depardieu des smartphones, le zoom x50 du Huawei P30 Pro fait déjà le tour des réseaux sociaux. Il fallait donc l'essayer avant tout le reste, et le résultat fait presque froid dans le dos.

Voici la vue de nos bureaux.

Voici maintenant le bâtiment de Radio-Canada et l'usine Molson, que vous pouvez distinguer tout au fond de l'avenue dans la première photo. Selon Google Maps, ceux-ci se trouvent à 5 ou 6 km de nos locaux, de l'autre côté du fleuve St-Laurent.

Note sur la qualité. Il s'agissait de mon premier essai avec le zoom, et comme un collégien impatient d'essayer son scooter à pleine vitesse, j'ai poussé la puissance du téléphone au maximum. D'où un certain flou artistique.

Mais voici un exemple plus net et plus échelonné, avec une vue du Mont-Royal. Cette fois-ci à zoom x15, puis x30, puis finalement x50.

Un outil d'une efficacité redoutable qui peut toutefois poser quelques problèmes, disons, déontologiques, puisqu'il a la même puissance qu'une bonne paire de jumelles. On s'imagine assez bien espionner chez son voisin ou lire les textos d'un inconnu à vingt mètres de distance (oui c'est possible, j'ai testé).

2. La précision

La première chose qu'on constate, c'est que vu à travers l'objectif du P30 Pro, tout a l'air pur, net, presque saturé de couleurs et de détails qu'on n'aurait jamais remarqués à l'oeil nu. Utiliser un outil de cette puissance c'est comme faire de la plongée sous-marine : la machine nous révèle, soudain, tout un monde de merveilles insoupçonnées.

C'est ainsi que j'ai remarqué à quel point ma casquette était sale.

Mais revenons à Montréal. Ce qui caractérise la ville, outre son fleuve et son mont, ce sont ses cônes de chantier oranges qui immobilisent une bonne partie des artères. Sous l'objectif du P30 Pro, même les cônes deviendraient presque beaux. Preuve à l'appui :

Et quelques endroits emblématiques de la Ville :

Mettons les choses au clair : qui dit détail ne dit pas forcément qualité. Car pour citer la publicité Pirelli, " Sans maîtrise la puissance n'est rien ".

Mais au moins, on évitera les photos floues.

3. Le mode pro, le petit plus photo du Huawei P30... Pro

En plus de vous offrir la possibilité de vous prendre pour un espion du dimanche, le Huawei P30 Pro flattera vos velléités de photographe.

Le mode pro permet en effet de lisser les bordures, contrôler l'ouverture de l'objectif, le temps d'exposition, l'ISO, se concentrer sur les bons reflets et mettre en avant des couleurs dignes d'un Helmut Newton.

Si au début on peut se sentir un peu dépassé par la multitude d'options présentes à l'écran, on finit par comprendre à quoi sert tel ou tel bouton, et le résultat est rapidement assez bon.

Preuve n.1 : cette nature morte que j'ai sobrement intitulée "Un bol de fibres".

Ou ce chaï latté du Café Blum, dans le quartier de Verdun, qui a tout le potentiel pour me faire gagner une centaine de followers sur Instagram.

Et que dire de cette lasagne aux épinards ?

4. Le panorama

Déjà présent sur le Huawei P20, le mode panorama est un outil fantastique, un monde de trésors à 180 degrés où les paysages prennent soudain une toute autre ampleur. Je ne peux qu'aimer une fonctionnalité qui donne à mon salon des airs de palace.

Si comme moi vous êtes du genre obsessionnel (quatre heures de podcasts par jour), vous en viendrez à vous forcer à trouver des perspectives horizontales. Vous voudrez avoir l'excuse pour faire un panorama, puis un autre, et encore un autre. Le monde sera plat ou ne sera pas.

Petit florilège de bandelettes.

Précisons quand même que l'utilisation du panorama peut sembler un peu fastidieuse et peu claire au départ. Ne buvez pas quatorze cafés avant de vous en servir, comme je l'ai fait : il faut déplacer une flèche de gauche à droite le long d'une petite ligne et ne surtout pas en dévier d'un iota, sous peine d'obtenir d'horribles malformations.

5. Le portrait

Me sentant peu l'âme d'un homme à selfie, j'ai demandé à deux gentilles touristes du Nouveau-Brunswick de prendre la pause pour moi dans le bus 11 me menant au sommet du Mont-Royal. Le but étant de tester le mode portrait dans un véhicule étonnamment peu pourvu d'amortisseurs, sur une route où les nids-de-poule ont donné naissance à des nids-de-poule (une sorte de nid-de-poule-ception).

Merci à elles.

Du soleil, des sourires, des pixels, que demander de plus ?

6. Dans le noir

Dernière arme dans la panoplie du P30 Pro : la possibilité de prendre des photos dans le noir d'une remarquable précision, quasiment comme s'il faisait jour. Et pour m'en rendre compte, j'ai été obligé d'être ce gars qui prend des photos dans un bar au lieu de discuter (vous savez très bien de qui je veux parler, on en connait tous un).

Autre exemple : ce parking, qui à mon passage était presque entièrement plongé dans la pénombre. Une sorte de grotte où les chauves-souris seraient remplacées par des Toyota Corolla.

Remarque : malheureusement, il ne m'est pas venu à l'esprit d'utiliser le soi-disant "mode lune", qui permettrait de prendre des photos du satellite d'une qualité hors du commun. Le téléphone étant doté d'une IA phénoménale, il le reconnaîtrait et permettrait un rendement digne d'une station spatiale. Mais comme tout ce qui touche à la Lune, une théorie du complot existe déjà à ce sujet, selon laquelle le P30 pro remplacerait votre prise de vue par une photo préenregistrée.

7. L'appareil photo du Huawei P30 Pro et sa relation aux animaux

L'IA du dernier né de Huawei serait officiellement capable de reconnaître jusqu'à 1500 objets et formes, adaptant la prise de vue en conséquence. J'ai pu m'en apercevoir avec quelques éléments du décor : l'herbe, le ciel, le feu, la foule, etc. Petit détail amusant : le téléphone reconnaît apparemment les animaux. J'ai pris un chat en photo, le mot "chat" apparaissait. La reconnaissance faciale poussée au-delà du spécisme.

Et donc, très naturellement, je me suis mis à chercher des animaux exotiques afin de savoir si le P30 Pro les reconnaissait. Il s'agissait de tomber nez à nez avec une marmotte ou un ornythorinque. Je n'ai trouvé qu'un chien, le mot "chien" est apparu, j'ai ri à gorge déployée, et j'ai oublié de prendre une capture d'écran.

Mais voilà quand même les photos, pour vous remercier d'avoir tenu jusque là.

Dernière mise à jour le 2019-05-03 at 12:59 / Liens affiliés / Images de l'API Amazon Partenaires


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