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Connexion à la réalité

Publié le 20 mai 2019 par Des/ordres @adadelita

Connexion à la réalité
Oui être bipolaire, cyclothymique ou autre est fatiguant, usant, dramatique parfois car on peut se couper du monde, ne penser qu'à soit, être obsédé à l'idée d'être anormal.

Et on va se rabaisser, par rapport aux autres. Ceux qui "on l'air" d'aller bien dans leur tête, ceux que l'ont voit autour de nous ou dans les médias. On va se conforter en ne se voyant jamais comme on l'est réellement. Nous pensons que nous sommes nuls et que notre vie l'est également, parce que nous nous définissons juste de malade et que nous nous concentrons sur nos échecs. Et quand nous voyons les autres, nous nous confortons dans ces idées.
Aucune vie n'est parfaite. Aucune personne n'est parfaite. La vision que l'on a des gens autour de nous ou même sur nos réseaux est erronée. Tout est parfait, derrière une minute, un visage ou un écran. Mais chacun d'entre nous sur cette planète a ses failles, ses peurs, ses émotions, ses regrets, ses défauts et bien sûr oui, ses qualités.

Chaque personne fait comme nous. On mange tous, on dort tous, on rit, on pleure, on se lave, parfois on est déprimé, parfois on a des boutons, parfois on a le ventre plus gros, on a des poils, on va aux toilettes et etc. On est tous égaux. La réalité que l'on se fait du monde qui nous entoure , n'est pas la réalité même ! C'est un instant capturé. Tout le monde est capable de capturer l'instant, de retoucher quelques défauts, et de se sentir beau en vrai comme à l'écran.

Mais la réelle beauté n'est forcément pas que celle-ci ! La vie est bien plus que ça.

La beauté c'est être juste et fier de soit. D'accepter ses failles. D'être naturel face aux autres, d'accepter d'avoir des moments où l'on est pas comme on voudrait être.

Accepter cette beauté là commence par accepter de se déconnecter du virtuel pour admirer autour de soit. D'arrêter de regarder et de penser que les autres sont mieux que nous. Parfois il faut être égoïste et accepter d'avoir envie, ou non sans pour autant passer pour quelqu'un qui prend la grosse tête ou se renferme.
Quand on est malade, il faut savoir accorder de l'importance à des choses vraies. On peut rêver, être sur Facebook ou Instagram c'est évident. Mais les photos, les publications, les séries ou films ne disparaissent pas. Alors ne nous concentrons pas sur des choses comme cela. Concentrons nous plutôt sur des choses qui disparaissent parfois et que l'on regrette après.

Il faut apprendre à se centrer sur soi. Sur note entourage, sur la chaleur du soleil un matin d'été ou d'une journée hivernale près du feu. Des choses réelles que l'on vit.

Quand on est bipolaire par exemple on est dans l'obsession des détails si l'on a le côté obsessionnel (qui n'est pas le cas pour tous). Et bien c'est le travail à faire de se recentrer sur ce que l'on veut vraiment.

Accorder du temps à des choses telles que les médias c'est bien un moment, ou se morfondre en essayant de comprendre pourquoi on est différents. Mais le mieux quand même, c'est de se poser et de dire "ma vie est pas parfaite, mais là je respire et le monde vit autour de moi et continu de tourner. "

Même si les obsessions et la douleur sont présentes très souvent, regardons autour de nous dans les détails de ces choses qui comptent vraiment et qui nous apportent quelque chose. Prenons conscience des secondes qui sont si importantes avant que la nostalgie et le regret nous prend et qu'on se dit "j'aurais dû profiter".


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