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The Enemy Within (Saison 1, épisodes 6 à 13) : quand le chat trouve la souris

Publié le 06 juin 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Annulée après une saison par NBC, The Enemy Within n’aura donc pas de suite. Il faut bien avouer que la série mettant en scène Jennifer Carpenter n’a jamais été à la hauteur des attentes qu’elle pouvait susciter. La faute dans un premier temps à des personnages pas très bien développés et des intrigues feuilletonnantes pas franchement efficaces. L’idée de se concentrer sur une organisation terroriste que seule celle qui a travaillé pour eux (et qui faisait partie des forces de l’ordre) peut arrêter est un truc que l’on a déjà vu des dizaines de fois ces dernières années dans des formats différents (The Blacklist, Blindspot, etc.). NBC tente ici de répéter une formule qui a fonctionné sur sa chaîne à plusieurs reprises mais le souci c’est que la plupart des épisodes manquent d’un rythme réellement engageant. Fort heureusement qu’il y a Jennifer Carpenter (Dexter). Celle dernière apporte à la fois quelque chose de personnel et femme d’action à la série qui, sans être très original, permet de se laisser porter d’épisodes en épisodes sans trop de problèmes. L’autre souci de ces derniers épisodes, c’est que l’intrigue générale de la saison autour de notre terroriste manque de surprises. Tout est bien trop facile à voir venir avant que cela ne se passe et cela devient alors rapidement décevant.

The Enemy Within est donc une série procédurale cousue de fil blanc, sans véritable ambition si ce n’est celle de faire du divertissement facile. Le vrai intérêt de The Enemy Within était le fait que l’héroïne ait trahit son propre pays. Il y avait quelque chose à faire dans tout cela sauf que rapidement, la série nous a introduit à une mécanique facile où finalement elle n’était pas si vilaine que ça et que pour l’amour de sa fille, elle a tout fait. J’aurais préféré un vrai twist totalement différent où Erica était la vraie méchante dans cette aventure. C’est pour cela aussi que j’ai voulu suivre ces derniers épisodes. Le manque cruel d’originalité dans la conduite des évènements ne permet pas toujours de passer un bon moment. Il y a quelques épisodes terriblement ennuyeux qui laissent la série en roue libre. La dynamique entre Erica et Shepherd est forcément importante et parvient tout de même à devenir légèrement attachante. Mais la fin de la saison en eau de boudin ne m’a pas convaincu pour autant. Je m’attendais à quelque chose de surprenant mais la série se contente de nous emmener sur une île. Si le décor est sympathique, The Enemy Within n’offre rien de neuf sous le soleil. Même la révélation de Tal à la fin, suggérant qu’un membre du pouvoir est impliqué là dedans, a beau donner envie de voir une hypothétique suite, pas le temps s’ennuyer encore une saison.

Finalement, je trouve dommage que Jennifer Carpenter n’ait pas offert grand chose de plus dans cette série qu’un personnage classique et facile. Si c’est une femme que j’aime beaucoup (même dans ses pires mono-expressions faciales), l’actrice ne brille pas suffisamment à mon goût pour rendre le tout immanquable. Côté intrigue aussi, The Enemy Within n’aura pas proposé grand chose de neuf, ce qui est vraiment son problème. Et le manque cruel d’action plombe parfois l’ambiance de certains épisodes qui s’avèrent être bien trop longs.

Note : 4.5/10. En bref, du divertissement jetable malgré quelques idées.


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