Elle montait devant lui, lentement, mollement, avec une sorte de rythme. Son manteau, doublé d'une fourrure aussi neigeuse que le duvet des cygnes, n'était plus maintenu par l'agrafe et glissait autour de son buste, laissant les épaules découvertes. Ces épaules émergeaient, pâles comme de l'ivoire poli, divisées par un sillon délicat, et les omoplates se perdaient sous les dentelles du corsage avec je ne sais quelle fuyante et douce inflexion d'ailes.
Gabriele D'Annunzio, L'enfant de volupté
Partager cet article
Repost 0
&version;
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Vous aimerez aussi :
Elle alla à la rencontre
Et ton visage est renversé
Le soir, avant de m'endormir
Votre voix me manque
Emois
« Article précédent