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Critique Ciné : X-Men : Dark Phoenix (2019)

Publié le 11 juin 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

X-Men : Dark Phoenix // De Simon Kinberg. Avec Sophie Turner, James McAvoy et Jennifer Lawrence.


Avant de tomber dans le giron de Disney, un 4ème volet (ou 7ème si l’on compte les trois premiers se déroulant à notre époque) a été produit par 20th Century Fox. Et ils auraient mieux fait de s’abstenir. Après les accusations a l’encontre de Bryan Singer, il fallait bien quelqu’un pour le remplacer et c’est au tour de Simon Kinberg (dont il s’agit du premier long métrage) de mettre les mains dans la patte pour mettre en scène ce qui est probablement le pire film X-Men proposé au cinéma. Mais c’est aussi le scénariste de « L’affrontement final », troisième volet plutôt raté réalisé par Brett Ratner en 2006. Mais comment une telle catastrophe a t-elle pu se produire ? Comment un tel produit qui avait du potentiel sur le papier a t-il pu tomber sur un tel os ? Premier problème : le scénario a été constamment réécrit durant le tournage, ce qui se ressent finalement dans le film. Le rythme décousu et l’ennui profond vient se faire rapidement sentir malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour le personnage de Jean. La plupart de l’histoire manque cruellement de constance et le scénario semble alors partir en roue libre rapidement (ce qui est vraiment très problématique). Mais le pire dans ce carnage c’est clairement le manque d’émotions. Bryan Singer a peut-être un passé de violeur mais on ne pourra pas lui enlever son talent. Il connaissait si bien les personnages qu’il savait quoi en faire.

Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs.
Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

Le problème c’est que là, X-Men : Dark Phoenix ne semble jamais vraiment savoir comment s’y prendre, faisant des aller-retour dans le scénario pour tenter de nous divertir. En vain. Malgré des effets visuels plutôt réussis, ceux-ci ne rattrapent jamais vraiment les problèmes d’un scénario raté. Bien entendu, il était question de la fin d’un mythe, de sortir un peu des sentiers battus par les films de super-héros que l’on voit actuellement fleurir au cinéma, mais rien ne fonctionne suffisamment bien pour laisser à la fin une belle et bonne impression. X-Men : Dark Phoenix manque aussi de force. On sent que l’histoire s’épuise très rapidement, jouant avec Jean comme un ascenseur capable de devenir à la fois gentille et méchante en un clin d’oeil sans faire ressentir la vraie menace qui se cache derrière. A vouloir tout réécrire constamment, Simon Kinberg a brisé le film et toute émotion qu’il aurait pu faire ressentir. Comme si finalement, X-Men : Dark Phoenix avait été vidé de sa substance de départ. Car il démarre bien ce film, et tout part rapidement en sucette pour s’achever en eau de boudin bâclée, comme si de rien n’était. Mais au final, qu’ai-je envie de retenir de ce film ? Rien du tout. J’ai passé presque deux heures à somnoler face à une histoire qui n’a pas réussi à m’accrocher. Dommage.

Note : 3/10. En bref, un accident industriel qui a au moins le mérite d’avoir de jolis effets spéciaux mais dont la mise en scène ronronne et le scénario cale en plein démarrage laissant alors le tout en roue libre, sans émotion et vide de sa substance.


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