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Luce, dans les secrets de la musique andine

Publié le 28 juin 2019 par Anthony Quindroit @chilietcarnets
Luce, dans les secrets de la musique andine

Luce Zurita, au Chili, un pays dont elle raconte l’histoire musicale (photo Luce Zurita)

C’est une rencontre discrète, presque informelle. Un travail d’étude, dans le cadre de sa formation au Centre de formation des enseignants danse et musique (Cefedem) de Normandie, à Mont-Saint-Aignan. Luce Zurita donne rendez-vous,  mardi 2 juillet 2019 à partir de 19h30, à la librairie Le Rêve de l’Escalier, à Rouen, pour… Pour quoi d’ailleurs ? Un concert ? Une conférence ? Un peu de deux en fait…
Remettons les choses dans le contexte. La trentenaire Luce Zurita est musicienne. Elle joue de la flûte traversière et se destine à une carrière dans la musique avec l’obtention prochaine d’un diplôme d’état qui lui permettra d’enseigner sa passion. Sauf qu’il ne suffit pas d’être bon dans son domaine pour obtenir le diplôme. « Il nous est également demandé de mener à bien un projet dans une discipline un peu éloignée de notre pratique habituelle », commente Luce Zurita.
Pour ce projet, elle choisit le chant. Et puisque l’Amérique du Sud fait partie de son histoire – son père a vécu en Bolivie, son compagnon est Chilien et elle a eu l’occasion de sillonner les routes chiliennes, péruviennes et boliviennes encore récemment -, elle se penche sur le cas de la musique andine avec un projet intitulé « Le droit de vivre ».

« C’est une référence à Victor Jara et à sa chanson « El derecho de vivir en paz » [le droit de vivre en paix, NDLR]. »

De son récent voyage en Bolivie, elle a récolté des musiques traditionnelles orales. Un peu à la manière d’une Violeta Parra, collectant les vestiges d’une culture méconnue.

« Violeta Parra, c’est une artiste qui me touche beaucoup. De même que Jara, chanteur torturé sous Pinochet, à qui les bourreaux ont brisé les mains pour qu’il ne puisse plus jouer de guitare… », rappelle Luce Zurita.

C’est d’ailleurs l’un des pans de sa conférence mâtinée de concert – ou l’inverse – qu’elle voit plutôt comme un échange avec le public entre deux chants qu’un guitariste accompagne.

« Cela montre le pouvoir politique d’une chanson. Cela rappelle que l’art est un moyen de contestation. Quand j’entends Victor Jara, je pense à Allende, à « El pueblo unido jamás será vencido » [chanson chilienne de 1970, devenue l’hymne des peuples opprimés, NDLR] »

Son projet artistique, enrichi de photographie, c’est aussi une recherche sur la musique andine, une histoire qui se raconte par le chant. Un moment à part qui fait voyager par delà la Cordillère…

Luce, dans les secrets de la musique andine

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