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Quelques réflexions au débotté : Nadine Morano, Donald Trump, Benjamin Griveaux, François de Rugy…

Publié le 21 juillet 2019 par Gezale

L’été est une saison plus propice au farniente qu’à la réflexion politique ; Voilà pourquoi je me suis astreint à un certain silence notamment sur le plan local puisque les informations nouvelles ne se bousculent pas. Dès la rentrée de septembre, on peut faire confiance aux différents candidats putatifs des listes municipales pour occuper le premier plan de l’actualité. Aux plans international et national, il n’y a pas de répit, pas de vacances. Certes, la réforme des retraites proposée par le haut commissaire Delevoye devrait susciter quelques chauds débats avec la suppression progressive des régimes spéciaux et le système de bonus malus autour de l’âge d’équilibre fixé à 64 ans. On conserve l’âge légal à 62 ans mais le gouvernement propose de retarder le départ (avec 100% des droits) en retraite de deux ans. La raison invoquée ? L’équilibre des régimes sans oublier l’accroissement de l’espérance de vie…Certains syndicats de salariés (FO, CGT, CFTC…) ont d’ores et déjà déclaré qu’ils s’opposaient aux propositions Delevoye. Qui s’attendait au contraire ? L’automne s’annonce plus chaud que prévu et le changement climatique y sera pour rien. Si la concertation promise ne fait pas bouger les lignes, je prends le pari que les cris de la rue se feront de nouveau entendre.
Mme Morano est raciste, point barre. Au chapitre des petites phrases, la palme d’or revient à Nadine Morano. Avec sa sortie sur Sibeith Ndiaye (porte parole du gouvernement) « qui porte des tenues de cirque et prononce des inepties », l’ancienne ministre fillonniste s’est attirée les foudres des membres du gouvernement, des élus de LREM et des citoyens antiracistes. Mme Morano ne supporte pas qu’une jeune femme d’origine sénégalaise, Française, ait emprunté l’ascenseur social et occupe un poste au gouvernement. Elle n’est pas seule, sachons le, à avoir des pensées de cette nature. Le racisme (même si Dominique Jamet sur LCI conteste l’emploi de ce mot inadapté, selon lui, à la situation) est un mal endémique en France. Il frappe toutes les couches de la société. Il va de soi que les petits blancs et les petites blanches s’indignent de constater qu’une jeune femme non issue des grands écoles peut obtenir une place au pouvoir et s’affranchir des contraintes verbales et vestimentaires. La France change, il faudra bien que les traditionnalistes s’en aperçoivent un jour.
L’affaire de Rugy est-elle une affaire ? En attendant que tout s’éclaire, Médiapart se régale. Le feuilleton interrompu pour cause de démission de l’ancien président de l’Assemblée nationale rapporte des abonnés (à 9 euros mensuels) et situe le site d’investigation comme un des principaux pourfendeurs des erreurs, fautes, contournements des gens au pouvoir. Certes, le homard et le Château d’Yquem ne sont pas encore entrés sur toutes les tables françaises, certes, l’enquête interne conduite à l’assemblée n’y voit pas malice, mais on aimerait comprendre le rôle exact que joue les entourages ? Il est certain que les journalistes préféreront toujours les déjeuners de travail aux diners, ne serait-ce que pour des raisons de confort moral. François de Rugy a démissionné. Il a bien fait. Il évite l’embarras quotidien du gouvernement, déplace le centre de gravité des obsessions estivales, permet à Elisabeth Borne de faire son entrée dans un ministère qu’elle connaît bien. La techno remplace l’écolo. EELV devra-t-elle rembourser les cotisations du député, pas seul à avoir utilisé l’IRFM (frais de mandat) pour être à jour avec l’ancien parti de François de Rugy devenu Républicain en marche ?
Trump se lâche déjà Donald Trump veut renvoyer chez elles les quatre élues démocrates qui lui mènent la vie dure. Mais chez elles, ce sont les USA (Etats-Unis d’Amérique) puisqu’elles ont la nationalité américaine et qu’elles représentent des fortes sensibilités dans ce pays aussi vaste que divers. La campagne électorale de celui que 24 femmes (!) accusent de violences sexuelles s’annonce brutale et sans nuances. Pendant plus d’un an, nous allons devoir nous habituer aux frasques d’un président dont la santé mentale devrait en inquiéter plus d’un et plus d’une. Le noyau dur de l’Amérique profonde lui reste fidèle mais ses saillies racistes, misogynes, xénophobes vont bien finir par faire prendre conscience aux Américains du caractère réel d’un homme qui n’utilise pas trois mots intelligents par tweet et qui ne jure que par le deal. Trump reste un homme d’affaires, un magnat de l’immobilier qui a son nom sur des buildings dans quelques pays du monde et même en Russie puisque l’argent n’a pas d’odeur. Quand il n’agresse pas, ses paroles sont vides de sens. Quand il n’insulte pas, il n’a rien à dire. Il serait pourtant trop simple de résumer à Trump à ses fake news et autres vérités alternatives. Il est soutenu par des lobbies puissants qui savent très bien où le mener. Et à l’accompagner. Ses singeries plaisent au petit peuple. C’est vrai aussi en Grande-Bretagne avec Boris Johnson…
Benjamin Griveaux démarre mal sa campagne Benjamin Griveaux veut devenir maire de Paris. Pour satisfaire cet objectif, il commence sa campagne par insulter ceux qu’il appelle à le soutenir, les Villani, Le Breton, Renson…Comme c’est bizarre, tous ces hommes (et femmes, n’est-ce pas Mme Loiseau ?) qui passent leur temps à sulfater les « amis » proches. C’est un défaut très répandu, comme on sait, et un sport pratiqué depuis des lustres et dans tous les partis politiques. Demandez à Ségolène Royal ce qu’elle pense de ses petits camarades éléphants qui, pendant la campagne présidentielle qu’elle a conduite, n’ont pas cessé de lui savonner la planche et de mettre en cause sa compétence et ses qualités intellectuelles. Que Sarkozy tente de l’humilier, c’est grave mais attendu de la part d’un concurrent. Mais que des partenaires, membres du même parti que vous, vous trainent dans la boue, c’est très parisien. Bertrand Delanoé a enfin récusé les propos de Benjamin Griveaux se prévalant sinon de son soutien du moins de son influence. L’ancien maire de Paris demande que personne ne parle en son nom. C’est bien le moins qu’il puisse exiger.

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