Tu longes à mes côtés les rivages du temps
Sans jamais te soumettre aux chevaux de halage
Ni laisser la colère gouverner ton voyage
À mes côtés tu fondes des digues passagères
Pour convaincre l’eau noire de laisser aux oiseaux
Le droit de survoler leur delta de lumière
Comme un fleuve tu ouvres des routes d’avenir
Dans un pays sans nom où s’accordent déjà
La fougue de mes pas et l’eau de ton sourire
------------- Bruno Doucey
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