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Critique Ciné : Dora et la cité Perdue (2019)

Publié le 16 août 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Dora et la cité Perdue // De James Bobin. Avec Isabela Money, Michael Pena et Eva Longoria.


Dora l’exploratrice ce n’est pas forcément ma génération mais un peu quand même. J’ai déjà vu le dessin animé à ses débuts tôt le matin sur TF1 chez nous et bien que j’ai toujours trouvé ça crétin, il a tout de même été créé aux Etats-Unis pour permettre aux enfants hispaniques d’apprendre l’anglais. Mais adapter ce dessin animé pour enfants sur grand écran était périlleux, surtout que le résultat est scandaleux. Dora et la cité Perdue c’est un peu Indiana Jones pour les enfants mais d’une idée sympathique, le film tombe rapidement dans les travers du film pour enfants régressif qui va plus abrutir les 7-10 ans que réellement leurs apprendre des choses sur la vie. La bande annonce annonçait déjà la couleur, mais le résultat est sacrément flingué par des personnages caricaturaux et une aventure vue et revue qui au fond, n’a aucun intérêt. Si les petits messages ici et là (notamment un sur la cupidité ou la tolérance de l’autre même s’il n’est pas comme nous) pourraient être bien, ils sont enlisés dans des dialogues qui cherchent plus à rendre les enfants débiles que réellement à les éduquer. Prenons l’exemple des parents de Dora qui sont eux aussi de grands enfants et qui à chacune de leurs interventions sont en train de briser leurs rêves de carrière au cinéma.

Après des années à explorer la jungle avec ses parents, Dora se prépare à vivre l’épreuve la plus difficile de sa vie : l’entrée au lycée ! Son âme d’exploratrice ressurgit quand elle doit voler à la rescousse de ses parents en danger.
Accompagnée de son fidèle singe Babouche, de son cousin Diego et de nouveaux amis hauts en couleur, Dora embarque dans une folle aventure qui l’amènera à percer le mystère de la Cité d’or perdue.

Seul une scène du film s’avère plutôt cocasse : des spores de fleurs tropicales vont conduire les personnages à se voir en dessin animé (comme dans le dessin animé). Cela apporte une animation originale au film qui change de décor. Mais cela ne dure pas et cela n’apporte rien de neuf à l’histoire non plus. De plus, dans le genre régressif, Dora chante une chanson sur le fait de faire un trou dans la jungle pour que son amie puisse… faire caca. On perd cinq minutes de film sur cette histoire de caca et cela symbolise parfaitement le problème du film : les scénaristes ne savent pas du tout quoi raconter. Sans jamais apporter de choses originales, sans imagination et surtout sans aucun humour, Dora et la cité Perdue tombe dans pas mal de pièges qui le transforme en purge intergalactique. Je trouve dommage de faire un tel film de la sorte car au fond le personnage de Dora peut être intéressant à être adapté au cinéma, mais pas dans ce format là. L’héroïne passe son temps à crier, danser, chanter, courir, dans tous les sens ce qui la rend hystérique et pathétique. Le dessin animé que j’avais vu quand j’étais beaucoup plus jeune a donc totalement disparu.

Note : 0/10. En bref, comment non pas éduquer mais abrutir ses enfants.


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