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Wolf Creek (Saison 2, 6 épisodes) : désert meurtrier

Publié le 21 août 2019 par Delromainzika @cabreakingnews

Bien que la saison 2 soit apparue en décembre 2017, je n’avais pas encore eu l’occasion de me pencher sur la suite de la série d’horreur australienne. Adaptée des films d’horreur, c’est une nouvelle épopée viscérale que l’on nous propose ici. Si la première saison n’avait pas fait trop de bruit chez nous c’est avec grand regret dans le sens où Wolf Creek est une jolie franchise qui suit encore en saison 2 scrupuleusement ce qui avait déjà été fait auparavant. Vraie série de survival, on retrouve alors Mick, notre tueur en série complètement fou, dans de nouvelles aventures et cette fois-ci c’est un groupe de touristes qui se retrouve pris au piège. Mick n’est pas mort (alors que l’on aurait pu le croire au bout d’un moment), et nous plonge un an et demie après où il a de nouvelles proies pour ses jeux sadiques du chat et de la souris. Le road trip à bord d’un bus nous plonge petit à petit dans l’univers horrifique de la franchise, et rapidement Mick sera là pour prendre les rennes de ce voyage qui devait être une occasion de voir du pays.

Si la première saison choisissait de raconter une histoire de vengeance, la saison 2 est bien différente. On retrouve donc avec cette saison 2 ce que l’on avait pu voir dans les deux films, du survival avec un groupe de personnages qui doivent tout faire pour s’en sortir. Je me souviens encore du premier film, sorti en 2015, qui avait réussi à me surprendre à la fois pour son scénario, mais aussi pour son ambiance et sa mise en scène mêlant paysages du désert australien avec une bonne dose de séquences gores réussies. Mais la saison 2 fait des erreurs et notamment celle de ne pas rendre ses personnages attachants. Aucun d’entre eux ne semble mériter notre considération pour que l’on ait envie de les sauver. Pour autant, on ne peut pas deviner rapidement qui sera le survivant de cette aventure et cela rend forcément le tout un brin plus percutant. Etant donné que tous ces touristes sont souvent têtes à claques, on ne sait pas qui devra être sauvé.

Côté morts, là aussi c’est presque dommage de nous en délivrer aussi peu en six épisodes mais pourquoi pas. Après tout, c’est ici un troisième film (contrairement à la première saison qui prenait en compte réellement les codes de la série) qui a été découpé en plusieurs épisodes et rallongé plus que nécessaire. On partage le quotidien de Mick et de sa vie en dehors de sa maison perdue au coeur du désert, et l’ambiance reprend toujours le dessus. Car l’ambiance est ce qu’il y a de plus important dans Wolf Creek. C’est ce qui donne à certaines scènes la tension nécessaire pour nous délivrer le spectacle demandé.

Derrière les personnages un peu têtes à claques que l’on suit dans leurs aventures ici, se cache tout de même l’envie de nous présenter leurs histoires à chacun, ce qui permet aussi de les intégrer au scénario. Mais c’est clairement Mick Taylor qui nous intéresse le plus et John Jarratt continue d’être réellement effrayant sous les traits de ce fou malsain et malin. Si habituellement les slashers préfèrent des coins plus faciles et moins étendus, le désert australien est justement aussi quelque chose qui permet à la franchise de sortir des sentiers battus. Wolf Creek ne cherche pas à trop en faire, ni même à délivrer des jump scares à la hâte qui pourraient devenir ennuyeux et rébarbatifs sur la longueur. En somme, bien que cette saison 2 soit probablement la plus faible (saison 1 et films compris), elle garde l’esprit de la franchise et tente à sa façon de garder les racines mêmes de Wolf Creek.

Note : 5.5/10. En bref, pas aussi percutante que la première saison ou que les deux films, la saison 2 de Wolf Creek reprend les codes connus de la franchise pour une aventure classique mais sympathique.


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