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Voilà la raison de ma rupture avec Youssef Chahed. Par Abdelaziz Belkhodja

Publié le 07 septembre 2019 par Naceur Ben Cheikh

Voilà la raison de ma rupture avec Youssef Chahed. Par Abdelaziz Belkhodja

On me fait part d’attaques indignes contre moi de la part des partisans de YC. Ils disent tout et n’importe quoi sur moi, alors voici toute la vérité sur pourquoi je ne soutiendrais jamais YC.

Fin 2015, après le 3e attentat, celui qui a frappé la Garde Présidentielle, BCE tape une crise et décide de rompre son engagement avec Ghannouchi et de changer la tête des Services Spéciaux, la direction la plus stratégique de la police que Ennahdha n’a jamais voulu lâcher car elle gère le Renseignement, l’Antiterrorisme et tout ce qui lui permet de cacher son jeu.
BCE nomme à la tête des Services Spéciaux Imed Achour, un haut cadre du ministère de l’Intérieur écarté en 2012 à l’arrivée d’Ennahdha. Imed est connu pour son sérieux et son honnêteté. Il nettoie la direction de plus de 250 islamistes et tout le monde se remet au travail.
Arrêt du terrorisme, découverte de caches d’armes et démantèlement des réseaux des Tunisiens de Daech en Libye, grâce notamment à Abdelhakim Belhadj de Fajr Libya, qui renseigne son ami Jarraya sur les opérations projetées contre la Tunisie. Jarraya informe les autorités tunisiennes qui le mettent en contact avec Imed Achour et Saber Laajili (son directeur de l’Antiterrorisme).
Arrive fin 2016 YC avec son leitmotiv de « lutte contre la corruption ». Il essaye d’arrêter Jarraya, le symbole de la corruption, sans succès. Jarraya a plus d’un tour dans son sac et son dossier à la justice est pratiquement vide.
En mai 2017, BCE obtient un renseignement du Maréchal Sissi sur des activités suspectes de Jarraya au sud tunisien, il informe YC qui fait arrêter Jarraya manu militari pour « complot contre l’Etat », et non pour « corruption ».
Mais en 48h, YC est informé que Jarraya ne complote pas contre l’Etat, mais qu’au contraire, il informe nos services de Renseignement et de l’Antiterrorisme et que ses informations sont précieuses et qu’elles ont même permis la victoire de Bengardene.
Que fait YC? Avec l’arrestation de Jarraya, sa côte de popularité monte en flèche. S’il le relâche, il est politiquement foutu.
Alors, il fait arrêter Laajili puis Achour, pour « collaboration avec des parties étrangères », et ce, pour maintenir Jarraya en détention et continuer à profiter de son image de « champion de la lutte contre la corruption.
Comme la plupart des Tunisiens, je suis tombé dans le piège, mais quelques mois plus tard, je découvre l’ignominie.
En clair, Chahed a fait arrêter 2 des meilleurs cadres de la police pour justifier sa pseudo lutte contre la corruption.
C’est là que je me suis retourné contre lui en tentant de médiatiser l’affaire. J’ai écris plusieurs articles sur l’affaire, sur l’instrumentalisation de la justice et aussi sur la destruction, par Chahed, de nos services de Renseignement et de l’Antiterrorisme (plus aucun cadre ne voulait travailler, et ça dure encore).
. YC travaille pour sa petite personne contre l’Etat et contre la nation. C’est un homme très dangereux, capable de tout le mal. Il s’est fait entourer par des crapules qui pensent que la Tunisie est une proie à prendre et il a utilisé le même système, les mêmes couloirs judiciaires pour écarter tous ceux qui le menacent.
Une dernière chose: en écartant Imed Achour et Saber Laajili, YC a redonné à Ennahdha les deux directions du Renseignement et de l’Antiterrorisme.
Voilà donc, chers amis qui soutenez YC, l’homme que vous défendez.
J’ai été moi aussi proche de YC, mais moi, je ne joue pas avec l’intérêt supérieur de l’État et je ne m’allie pas avec quelqu’un qui use des moyens judiciaires pour écraser les gens.


Qui est Abdelaziz Belkhodja?

Abdelaziz Belkhodja (arabe : عبد العزيز بلخوجة), né le 20 septembre 1962 à Carthage, est un écrivain tunisien, fils du militant et ministre Hassen

Il est inscrit au lycée Carnot de Tunis et obtient son diplôme de baccalauréat à Salon-de-Provence (France) en 1981, l’année même de la mort de son père. Il entame ensuite des études de droit à Aix-en-Provence où il obtient, en 1987, une maîtrise en droit public (mention droit interne) et entame un DEA d’études politiques avant de rentrer à Tuniis.

L’Oeuvre littéraire

En 2011, il publie le résultat de 25 ans de passion, Hannibal, l’histoire véritable1, où il présente de nouvelles thèses remettant en cause la version de l’historiographie romaine concernant le général Hannibal Barca. En mars 2013, il publie 14 janvier, l’enquête coécrit avec Tarak Cheikhrouhou2.

Il rédige également les scénarios de plusieurs bandes dessinées : Hannibal, le défi de Carthage, biographie du célèbre général qui a affronté RomeL’affaire Carthage, adaptée de son premier roman, et Elyssa, la fondatrice de Carthage.

Après des articles de presse relatifs à la première guerre du Golfe, Abdelaziz Belkhodja publie en 2000 un article dénonçant l’attentat subi par Riadh Ben Fadhl (journaliste et homme politique tunisien) et stigmatisant le régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Durant l’été 2002, il récidive en dénonçant l’appel au changement de la Constitution de 1959.

Son activisme sur Internet connaît son apogée le 12 janvier 2011 par la rédaction et la publication d’un rapport intitulé La véritable nature du régime de Ben Ali, dans lequel il dénonce le système mis en place par Ben Ali pour mettre à sac la Tunisie et où il appelle la police, l’armée et l’administration à se rebeller. Le régime tombe deux jours plus tard.

Après la chute de Ben Ali, il appelle dans un manifeste à la création d’un parti politique, le Parti républicain, qui obtient son visa le 14 mars 2011. Quatre mois plus tard, après avoir tenté de rassembler les diverses formations progressistes, le Parti républicain rejoint la coalition du Pôle démocratique moderniste. Après l’élection du 23 octobre 2011, qui est un échec pour les progressistes, trop divisés, Belkhodja démissionne de la présidence du parti pour se consacrer à son métier d’auteur et d’éditeur, en travaillant notamment sur l’histoire de la révolution pour publier, fin mars 201314 janvier, l’enquête. (Wikipédia)


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