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La remise du Prix (qui porte mon nom !)

Publié le 15 septembre 2019 par Jacquesmercier @JacquesMercier

Voici quelques notes du jury, qui a désigné cette année le 16e prix Jacques Mercier à Géraud Neve.  Pour l’obtention du diplôme de Master en gestion de l’entreprise, le mémoire s’intitule : « Le smartphone comme nouvelle clé de la mobilité en RBC – Etude de faisabilité d’un système Mobility as a Service en Région de Bruxelles-Capitale »

J’apprécie évidemment et je suis très honoré d’avoir présidé le jury et assisté à la remise du 16e prix en présence des parents et des étudiants, et de Madame le recteur Brigitte Chanoine. (Ce prix a été créé pour féliciter le mémoire de fin d’études à l’ICHEC écrit dans la meilleure langue française)

Je remercie le jury composé de professeures volontaires. Cette année j’ai eu la chance d’être entouré de Delphine Hauzeur, d’Hélène Wilmet, d’Adriane van de Vyvere, de Solange Simons qui est fidèle depuis la première fois en 2003, tout comme la secrétaire générale du jury, Ingrid Bawin, dont les commentaires et les notes sont précieux à partager.

Nous avons d’emblée relevé le démarrage du mémoire – un vrai « incipit » pour reprendre un mot littéraire et latin – qui donne le ton et l’envie de lire la suite. Je vous cite : « Bruxelles ne respire plus. Bruxelles circule au ralenti. Bruxelles est la capitale Européenne des bouchons. A en croire la vox populi, Bruxelles et mobilité semblent faire mauvais ménage. »

Ou un peu plus loin :

« Les technologies digitales font passer notre mobilité de notre trousseau de clés vers notre smartphone ».

 Nous avons donc été séduits par le côté littéraire du mémoire et par le côté « travaillé » de l’écriture qui reste néanmoins fluide. Le vocabulaire est riche et la syntaxe bien maîtrisée.

Quelques exemples.

Voici comment introduire un chapitre en évitant les classiques « premièrement, deuxièmement, finalement », tout en variant les formules.

« Nous dresserons ici un état des lieux de la situation …

Nous porterons d’abord notre attention sur l’évolution récente de la répartition modale en …

C’est ensuite l’évolution de la congestion routière que nous passerons au crible, afin de tenter de bien comprendre l’ampleur du problème de la mobilité dans et aux alentours de la Région Bruxelloise. »

Autre exemple qui montre la capacité de structure et la richesse du vocabulaire utilisé :

« Dans ce premier chapitre, nous avons souligné comment certains virages historiques ont conduit la mobilité Belge à être régie par l’automobile à partir de la deuxième partie du 20ème siècle. Ce règne presque sans partage de la voiture pendant de nombreuses années semble néanmoins avoir atteint ses limites, notamment en milieu urbain et à Bruxelles en particulier. Les nuisances de la présence automobile à Bruxelles et de la congestion qui en découle sont ressenties tant par les individus qui participent à la mobilité Bruxelloise que par les acteurs qui en subissent les externalités. »

Et voici encore quelques passages pour l’utilisation des mots et des images rapidement :

« L’urbanisme et les travaux d’infrastructure de la deuxième partie du 20ème siècle ont véritablement mis la voiture sur un piédestal que les transports publics et la mobilité douce ne pouvaient qu’envier.

La mobilité douce, quant à elle, est rapidement rappelée à l’ordre par les limites physiologiques du corps humain dès que les distances s’allongent.

Et puis pour couronne le tout la toute dernière et courte phrase du Mémoire, que je vous demande de savourer :  Une chose est sûre : le surplace n’est plus envisageable pour la mobilité.

(Selfie avec M. Géraud Neve, lauréat du prix 2019)

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