Si on avait voulu poignarder le secret bancaire, on ne s’y serait pas pris mieux que l’UBS. Visiblement, ses experts qualifés de “James Bond de mauvais films” par les américains étaient aussi mauvais en fiscalité qu’en calcul et appréciation des risques hypothécaires.
Le Senate Homeland Security Governmental Affairs Committee a relevé notamment tout à l’heure l’utilisation de noms de code, de cartes prépayées de téléphone, de sociétés de transport de fonds pas très catholiques, d’ordinateurs cryptés pour les employés, bref d’une panoplie stupide, bête et primaire pour un véritable business de la fraude fiscale mal fagoté mais lucratif.
A ce stade un nombre certain de contribuables américains doivent trembler dans leurs “chaumières”. Et les responsables de la banques aux trois clés aussi, dont le comité a estimé à juste titre “qu’ils ne pouvaient pas ne pas être au courant des pratiques en question“.
Il est clair en l’état qu’outre sa crédibilité professionnelle résiduelle, notre chère UBS va perdre tôt ou tard son statut d’intermédiaire financier agréé octroyée par l’IRS et pourra donc dire au revoir à tout un pan de clientèle. Tout ça par manque de professionalisme, par arrogance, par appât du gain et finalement par bêtise…