L’organisation d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) est-elle une exigence démocratique ?
C’est de cela que débattaient les sénateurs le 6 février.
Les partisans de l’organisation d’un référendum sur la privatisation d’ADP ont rafraîchi la mémoire du président de la République.
En séance plénière, les communistes Éliane Assassi et Laurence Cohen ont rappelé que le chef de l’État devait tenir sa promesse d’abaisser à 1 million le seuil de signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée.
Un cap franchi à la fin du mois de décembre pour ADP.
Les sénatrices communistes, comme Rachid Temal (PS) ou Olivier Léonhardt (Rassemblement démocratique et social européen), ont noté que les conditions pour réunir ces soutiens avaient été complexes : pas de campagne officielle, silence des principaux médias…, que ce référendum s’impose comme une exigence démocratique.
Mais pas pour le gouvernement, qui avait envoyé son secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance !
Quel mépris pour les citoyens qui se sont investis dans cette campagne ! (Des centaines ont signé sur Sète…)
Le secrétaire d’État s’est borné à répondre » ADP n’est pas une entreprise stratégique « , refusant toute idée de référendum.
Section de Sète du PCF