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Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Publié le 14 février 2020 par Kévin Mister Bazar @misterbazr

Grand fan de mangas depuis mon enfance et surtout de la saga Dragon Ball, il était évident que j'ai envie de tester le premier jeu AAA de l'année 2020 avec Dragon Ball Z : Kakarot.

Mais clairement, des doutes existaient avec un jeu qui avait forcément de gros ambitions pour de nombreux joueurs.

Un espoir que je possédais mais des doutes aussi, la peur que Bandaï propose un jeu de piètre qualité misant beaucoup trop sur l'aspect fan des joueurs de jeux vidéo.

Pourtant, il a tout pour plaire avec les musiques originales, des combats fracassants et l'histoire que l'on connaît bien.

En tout cas, c'est ce qui ressortait lorsque le jeu a été présenté lors du trailer de présentation. Misant donc sur un jeu dynamique avec une forte impression de nostalgie pour les trentenaires qui n'hésitait pas à regarder le Club Dorothé afin de mater un épisode de Dragon Ball à l'époque.

Alors qu'en pensez maintenant que le jeu est sorti ? Je vous donne mon avis sur Dragon Ball Z: Kakarot immédiatement.

Raconter l'histoire de Dragon Ball Z de manière fidèle !

Si vous avez joué à Dragon Ball Fighter Z, vous avez été comme moi surpris par le parti prix des développeurs de proposer une histoire inventée, inédite qui ne collait pas avec l'univers que de Dragon Ball.

Alors que cette fois-ci, le choix a été de nous présenter un jeu le plus fidèle possible à l'histoire que l'on connaît de Dragon Ball Z. On débute alors avec l'arc des Saiyens pour terminer avec l'arc de Buu ! Autant dire que cela fait une bonne masse d'heure de jeux à réaliser pour le terminer, il faudrait environ 30 à 35 heures de jeu en sachant que l'on retrouve donc l'histoire principale mais aussi des quêtes annexes qui ne viennent pas gâcher le plaisir que l'on peut prendre lorsque l'on joue. On y retrouve alors toutes les meilleures scènes qui ont fait le succès du manga comme de l'anime avec une fidélité clairement bluffante en se croyant par moment dans l'anime !

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Mais il y a aussi des défauts notables dans la mise en place de l'histoire du jeu puisque la censure est présente et elle nous entraîne plutôt dans l'histoire et les dessins de Dragon Ball Z Kaï que dans l'histoire originale. De plus, on ressent aussi un manque de finitions au niveau de l'enchaînement des scènes qui amène une faiblesse dans l'immersion.

On en devient frustré lorsque l'on doit parcourir la map pour un simple échange entre 2 personnages qui ne fait pas réellement avancer l'histoire.

Les voyages amenant alors des temps de chargement qui deviennent la hantise du joueur même si depuis la mise à jour du jeu, on peut constater une amélioration des temps de chargement entre chaque scène.

Au final, on est heureux et nostalgique en regardant certains passages qui nous montrent nos héros favoris en train de combattre. De l'autre, on se sent facilement frustré entre les temps de chargement, des scènes réarrangés diminuant l'impact de la situation et des choix moins fidèles qu'il n'y paraît pour fans.

Le plus flagrant à mes yeux a été la manière de transparaître le combat entre Freezer et Trunks, qui je trouve, perd de la valeur comparé à l'anime.

Pour autant doit-on en vouloir à Cyberconnect2 ?

Non, je ne pense pas, entre les droit d'auteur et les finitions du jeu, les contraintes sont forcément lourdes et pour moi, c'est un travail réussi qui permet d'être suffisamment immergé dans le jeu.

Certains passages du jeu me font pourtant me poser des questions. Il s'agit de quêtes annexes qui sont existantes dans l'histoire de base et qui sont ici intégré à la manière de petits jeux permettant de faire passer le temps. Clairement, autant ils sont intégrés à l'histoire de l'anime mais autant ils n'ont pas la prétention de rajouter de la valeur à l'histoire.

Alors pourquoi les développeurs de CyberConnect2 ont-ils souhaités les intégrer ? Je vais prendre en exemple la partie de Baseball de Gohan qui était sacrément marrante et qui dans le jeu va consister à envoyer une balle en appuyant simplement sur un bouton de la manette au bon moment. C'est clairement dommage de ne pas en avoir fait un vrai petit jeu plus complexe. Personnellement, j'aurais aimé que cela se trouve dans un DLC (Gratuit !) afin de libérer de l'espace sur le disque pour rajouter des scènes au jeu par exemple.

Et quand je parle de scène, je devrais parler d'arc car il manque une partie non négligeable qui est juste survolé mais pas de la bonne manière. En effet, l'arc de Trunks futur est juste abordé par Bulma comme s'il s'était passé et c'est tout mais il se rattrape avec l'arc Buu !

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Dans une saga comme Dragon Ball, il est à la fois triste qu'un moment aussi important soit passé aux oubliettes tandis que d'autres existent sans pour autant ajouter un réel contenu à l'histoire. Leurs présences permet alors de rencontrer des personnages bien connus afin de les combattre, débloquer des emblèmes et surtout gagner de l'EXP, mais on y reviendra plus tard à ce sujet.

Au final, on arrive donc avec un jeu qui a beaucoup de saveur mais avec un arrière goût amère pour les fans de manga puisque le jeu manque de Goku. La suite dans un DLC ? Pourquoi pas mais je ne suis pas fan de ce genre de contenu comme vous le savez.

Enfin de l'action dans un jeu Dragon Ball en mode aventure RPG !

Bandai Namco a eu la volonté de proposer un jeu enfin un jeu solo avec une véritable aventure en mode action RPG. Je dis bien enfin car même si le jeu ressemble vaguement à Dragon Ball Xenoverse, la gestion des personnages et le mode exploration par exemple, nous emmène plus que le promesse de l'époque.

Et cela marche ! On a en effet, un jeu bien structuré qui nous donne envie d'y jouer et d'accomplir les quêtes afin d'engranger le maximum d'EXP et d'orbes afin de débloquer le maximum d'attribut de personnages ainsi que débloquer des attaques et autres compétences passives afin de voir une amélioration de nos combats. Alors autant dire qu'il faut enchaîner les combats mais aussi les quêtes annexes afin de récolter le maximum d'orbes.

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

On est bien dans le système d'un RPG dans lequel débloquer des compétences passent par des quêtes ainsi il va de soit que plus on augmentera sur l'arbre des compétences et plus il faudra récolter des orbes pour cela pas le choix, on devra passer par les zones d'entraînement. Entraînement qui vont nous permettre de nous améliorer au fur et à mesure en combattant des adversaires de plus en plus forts.

On pourra alors récolter des techniques à attribuer dans la fiche du personnage. On pourra aussi personnaliser son personnage en intégrant 4 techniques pour avoir un personnage sur-mesure et même reproduire les scènes de Dragon Ball Z.

Pour cela il faudra aussi appliquer ce travail sur tous les personnages et autant dire que vu qu'il y a 70 niveaux, il va falloir jouer pas mal d'heures dessus.

C'est à la fois chouette et dérangeant pour une simple et bonne raison car autant cela va nous permettre de découvrir chacun des personnages mais aussi on rapidement considérer ces actions comme répétitives. Un mode qui est fait pour les personnes qui aiment platiner les jeux vidéo.

Des quêtes annexes, en veux-tu en voilà ! Bonne et Mauvaise chose dans DBZ : Kakarot

Comme on en parlait au-dessus, les quêtes annexes sont un enjeu décisif et il vaut mieux avancer en les effectuant pour récolter le maximum d'orbes.

En tant que joueur, on est donc contraint de se plier aux mini-jeux et aux zones d'entraînement. Au final, on se retrouve dans un système assommant par sa répétition. On n'a que trop peu de surprises et ne parvient pas à se plonger plus dans le jeu.

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

De plus dans ce système de perfectionnement, il faudra aussi se rendre dans le Tableau communautaire afin de créer des alliances permettant de débloquer rapidement des capacités et tout un tas d'autres choses. C'est grâce à des emblèmes d'âmes que l'on pouvoir optimiser rapidement nos capacités :

  • Augmentation des points de vie,
  • Baisse du prix des objets
  • Augmentation d'EXP gagné
  • Puissance d'attaque augmentée...

Et cela me fait énormément pensé à au jeu mobile Dragon Ball avec les supports que l'on possédait. En effet, cela fait un moment que je n'y ai pas joué et je parle que d'un vague souvenir. Mais au final, c'est le mieux que je puisse faire pour vous laisser découvrir afin de vous faire une idée fixe du mode Tableau Communautaire !

Et comme dit plus haut, on y retrouve aussi les fameux mini-jeux qui sont intégrés à l'histoire de base soit la pêche, le baseball, les courses dans les airs que l'on pourrait facilement trouvé dans l'anime ou le manga.

Mais ce sont que des moments anecdotiques qui ne viennent pas apporter grand chose finalement et viennent juste à se divertir durant quelques minutes.

Et les combats dans tout cela ?

C'est un des points exemplaires du jeu, il faut dire que j'avais peur au niveau de la jouabilité et des combats. Si on prend Dragon Ball FighterZ, le jeu est excellent mais l'histoire pas folle, il faut l'avouer. Ici l'histoire est correct et la jouabilité très bonne. Il faut dire que les développeurs de CyberConnect2 sont connus et reconnus pour avoir développer les jeux Naruto Ninja Storm que j'adore tant.

Alors oui, c'était pour moi le critère le plus important pour le jeu Dragon Ball Z: Kakarot car des bons jeux de ce manga sont assez rares et réussir à produire une bonne jouabilité est primordial. Il est vraiment remarquable mais on rencontre alors le plus gros point faible du jeu dans sa globalité celui de la répétition !

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Alors que l'on parlait un peu plus haut des déplacements dans le jeu, du mode entraînement et de la récolte d'orbes pour améliorer ses personnages qui revenaient sans cesse, il en est de même dans les combats puisqu'en effet la routine va vite venir s'installer dans des combats prémâchés.

Les combots, la manière de frapper les ennemis ou les téléportations vont vite nous lasser puisque ce seront toujours les même et donc outre la difficulté du combattant qu'il y aura en face, la manière d'appréhender les combats sera toujours la même. Mais d'un côté dans les combats que l'on a l'habitude de voir dans ce genre de jeux vidéo. Que l'on prenne un Tekken, un Soulcalibur ou un Naruto, les combos sont la base même des jeux de combats, alors comment être déçu ?

L'un des choix des développeurs qui apporte un réel changement lors des phases de combats est la possibilité de choisir ces combos et ces capacités passives. Celles-ci permettant alors d'avoir un impact sur les combats et devenant un réel avantage dès lors qu'on les choisit bien. Qui dit CyberConnect2 dit aussi personnages de soutien qu'il ne faudra pas oublier d'améliorer afin de réaliser des attaques puissantes et qui dit attaque puissante dit aussi la possibilité de réaliser le Combo Z lorsque notre jauge de Soutien sera pleine.

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

On se retrouve donc avec des combats dynamiques contre des adversaires qui ont plus ou moins de difficultés mais il faut s'accorder sur le fait que l'on va passer son temps à esquiver puis attaquer nos ennemis pour faire diminuer au maximum leur barre de vie et au final les mettre KO. Les techniques permettant de varier les plaisir, on pourra donc faire des attaques au corps à corps, des Kamehameha, des transformations en Super Saiyen... Mais cela reste fade et sans saveur après quelques heures de jeu et c'est bien dommage puisque le jeu pourrait avoir une autre profondeur si certaines attaques n'avaient aucune utilité en fonction de l'ennemi que l'on avait en face par exemple.

Nostalgie mesurée et l'histoire saiyen

Au final, le jeu est bon. Il n'est pas excellent mais il pourra convenir à de nombreux joueurs qui auront à coeur de découvrir ou redécouvrir l'histoire des Saiyen et plus particulièrement de San Goku.

Les arcs narratifs se déroulent correctement et on avance dans l'histoire comme lorsque l'on regardait l'anime ou qu'on lisait le manga et c'est bien cela que l'on demande pour ce genre de jeux vidéo. Mais avec autant de cinématique, on peut aussi avoir l'impression d'un certain gâchis avec une masse trop importante d'options, de scènes et autres événements qui font que le jeu manque de profondeur.

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Test Dragon Ball Z : Kakarot, une réussite correcte

Entre les options culinaires, le mode entraînement, les orbes, la construction de véhicule et j'en passe, on finit presque par avoir le tournis et on se demande si le but du jeu est de nous narrer réellement l'histoire de Goku, au final la transformation en Saiyen 3 ou Vegeto sur la fin viendra conclure cette histoire par un bref sourire.


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