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Deputy (Saison 1, épisodes 3 à 7) : shérif, fais moi peur !

Publié le 14 février 2020 par Delromainzika @cabreakingnews

Stephen Dorff est quelqu’un que j’aime beaucoup car même dans des rôles médiocres il y a quelque chose de magnétique chez lui qui me donne envie de revenir (tout en sachant que cela ne sera pas exceptionnel). C’est ce qui se passe entre moi et Deputy. Car Deputy c’est une série policière qui reprend tous les codes du genre, avec un côté western moderne assumé mais loin d’être aussi bon qu’un Justified. Et oui, Stephen Dorff n’est clairement pas Timothy Olyphant. Mais il y a quelque chose de magnétique qui rend son personnage plus intéressant que je n’aurais pu l’imaginer au départ. Les cas de la semaine s’enchaînent sans grand plaisir et même sans originalité, mais Deputy sait rester plutôt efficace dans un sens ce qui donne forcément envie de revenir (de temps en temps).

Deputy n’a jamais fait de promesse d’originalité et son créateur a beau être plutôt médiocre dans son domaine (on lui doit la série Training Day, semi-raté proposé en 2017 sur CBS) mais sait malgré tout faire monter la sauce sans se fatiguer. Sauf que Stephen Dorff a un autre truc qui lui colle à la peau : la saison 3 de True Détective où il était remarquable et je ne peux m’empêcher dans mon esprit de comparer avec ce qu’il fait ici et son personnage n’est pas suffisamment bien développé. Au fil des épisodes, Deputy développe sa vie personnelle et sa relation avec les membres de son entourage de façon plutôt sympathique (notamment dans l’épisode 1.06) mais ce n’est pas suffisant à mon goût. J’ai du mal à m’attacher aux personnages qui entourent le héros et c’est un immense problème.

La façon de résoudre les crimes dans Deputy n’a rien d’original dans le sens où d’autres séries typées western moderne ont déjà joué la carte. Deputy a du mal à surprendre le téléspectateur mais malgré tout ça, elle me donne envie de revenir. Pourquoi ? Car cela reste efficace. L’ADN de la série est donc celle d’une série d’action par moment aussi, ce qui dope un peu le téléspectateur et lui évite alors de s’ennuyer ferme. La mise en scène est elle aussi intéressante, avec son côté jaune pipi et très urbaine qui lui donne un charme particulier qui ne plaira pas à tout le monde.

De plus, Deputy fait souvent dans le « too-much drama ». Avec des bons sentiments qui grossissent les traits et plongent la série dans un pathos parfois bourratif, l’ensemble est souvent sauvé par des scènes d’action sympathiques et quelques vilains un brin clichés qui finalement apportent un bonus. Mais si parfois la série semble chercher à intégrer le genre pulp, on est loin d’une Banshee et les poncifs s’enchaînent dans Deputy quand dans Banshee les clichés servaient à merveille le récit. J’ai bien peur que le problème de Deputy soit d’être diffusée sur FOX. Sur une chaîne comme FX elle aurait eu plus de libertés pour s’éclater et éclater du vilain. Un peu comme Justified a pu le faire à sa façon.

Note : 5/10. En bref, on ne va pas se mentir Deputy c’est pour Stephen Dorff. Le reste n’est pas brillant, mais pas désolant non plus, juste médiocre.


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