Il pleut sur l’île une musique d’herbe.
Un duvet de mélancolie se dépose sur
chaque fleur. Le parfum des roses en est
légèrement étouffé. Dans la chambre
l’ombre se déshabille et sa peau frisonne.
Nue comme au premier jour. Elle se glisse
dans les draps et m’étreint comme un
essaim d’abeilles.
Lydia Padellec
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