Magazine Poésie

Jamais il ne m’avait encore été donné

Par Vertuchou

Jamais il ne m’avait encore été donné de dévorer des yeux à loisir, dans une telle lumière, avec tant de minutie, les traits de la femme que j’aimais. A la voir sous cet angle, sa beauté prenait une grandeur prodigieuse, me harcelait de sa richesse et de son ampleur… (…) une merveilleuse architecture (…) le dévalé abrupt des deux lignes reliant le nez à la bouche.
Ah : la surnaturelle substance que ce « visage de Naomi ».
… Dans ma main, le rasoir glissait le long de sa peau en pente douce, depuis la nuque jusqu’aux épaules. Le dos parfait de Naomi, d’une blancheur de lait, emplit mon champ visuel de sa masse ample et haute. (…) Mes mains, mes doigts ont folâtré gaiement sur cette neige à la beauté inquiétante.

Tanizaki,  Un amour insensé

Partager cet article

Repost0 Jamais il ne m’avait encore été donné &version; Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Vous aimerez aussi :

Je te rencontre. Je me souviens de toi Je te rencontre. Je me souviens de toi De toute évidence, elle se croyait seule De toute évidence, elle se croyait seule Son silence est le mien Son silence est le mien D’amour pour toi, au matin D’amour pour toi, au matin

Emois

« Article précédent

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Vertuchou 94 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine