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Etre freelance, on y va ou on n’y va pas ?

Par Missbavarde @Missbavarde
Etre freelance, on y va ou on n’y va pas ?

La réalité ? On y va les gars, mais oui on y va... cependant je pense que tout le monde n'a pas l'esprit pour être à son compte et monter son business. Perso, je ne regrette pas mon choix d'être free depuis plus de 3 ans. Alors, ok je fais partie de ces free qui pour l'instant ont des clients réguliers, ce qui n'est pas donné à tout le monde j'en suis consciente. Mais j'ai aussi conscience que tout peut s'arrêter demain très vite !

La réalité les gars c'est qu'il faut bosser. En 3 ans j'ai été chanceuse, je suis dans un milieu où il y a des besoins et j'ai surtout eu un client durant 2 ans qui m'assurait une sécurité, une sacrée dose d'expérience mais où le rythme était assez fou. Ajouter à cela mes autres clients, j'ai bossé non stop du lundi au dimanche durant plus d'un an. On m'a d'ailleurs appelé la machine depuis c'est vous dire. Etre à mon compte m'a fait découvrir cette part de moi que j'ignorais : j'enchaîne les dossiers, je suis efficace, organisée et je sais rebondir. Et il faut être honnête quand on a la tête dans le guidon, on ne rend pas toujours compte de la charge de travail que l'on a. J'ai depuis arrêté mon contrat avec ce client tout simplement car ma prestation arrivait à son terme. Et depuis j'avoue que la pression que les clients de ce client (je travaillais pour un network) me mettaient étaient dingue, surtout cet été.

Depuis la fin de ce contrat, j'ai 2 clients et j'ai enfin le temps de prendre du temps pour moi, d'honorer mes rendez vous personnels, de profiter et de me reposer car je considère que je l'ai mérité d'une part et que j'ai le droit de prendre du temps pour moi après 2 ans à bosser vraiment beaucoup. Mais même si je ne sais pas encore comment va se passer 2021, je ne m'inquiète pas car je suis inscrite sur une plateforme de Freelance et je compte prospecter également tranquillement. 2020 aura appris que tout prévoir ne sert à rien, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve alors je reste relax par rapport à cela.

Mais la réalité de beaucoup de free-lance, c'est qu'on a toujours une tâche à faire alors on a intérêt à être sacrément organisée. Entre l'administratif des devis, factures, chiffres d'affaire à déclarer, charges à payer etc on ne s'ennuie pas. Et bien évidemment à côté de cela, il y a les clients à chouchouter avec les calls, les mails, les réunions Teams etc. Il y a aussi notre propre communication, alors je ne suis pas fan de Linkedin, pour moi j'ai peur d'indiquer quels sont mes clients de peur qu'on me les pique, car moi petite free contre des monstres d'agences on ne fait pas toujours le poids mais cela dit, notre expertise n'en est pas moins mauvaise, on apporte juste notre expérience différemment mais bref, je m'égare. je poste donc rarement sur Linkedin. J'ai créé mon site internet pour le référencement et suis également sur la plateforme Malt. Bon nombre de mes contacts viennent de là et pour l'an prochain j'espère que ce sera mon réseau qui me fera travailler.

Mais parfois on n'a pas autant de chances, on peut envoyer des devis qui ne sont jamais validés, vous pouvez échanger sur des projets et ne plus jamais avoir de nouvelles de votre prospect. Vous pouvez même ne jamais être payé et ça c'est la loose. Mais cela fait partie du job, et j'ai la chance d'avoir créé mon auto entrepris lorsque j'étais en CDI, avec ma rupture j'ai bénéficié du chômage que je vois comme une sécurité financière au cas où je n'ai pas de clients pendant une période.

Je dois reconnaitre une chose assez ouf depuis que je suis à mon compte. Je n'ai jamais autant reçu d'encouragements et de remerciements que depuis ce jour. Je bosse pour moi, pour être fière de moi au quotidien, même dans la galère, je bosse pour partir en vacances, voir mon CA augmenter et apprendre encore et encore. Ma petite longue carrière de près de 14 ans en CDI et subir des remarques désobligeantes dans mes diverses boites m'ont appris à me forger le caractère, à m'endurcir, à relativiser et à encaisser. Et si je sais encaisser la pression, je reste humaine et parfois c'est dur. Ma récompense reste les encouragements, les mots adorables que mes clients peuvent m'envoyer sur la qualité de mon travail et ça vaut toutes les pressions du monde. Vous savez ce qu'on dit c'est dans l'adversité qu'on apprend, et on en ressort toujours plus fort.

Etre freelance, on y va ou on n’y va pas ?

Y a t-il des Freelances dans la salle ou peut être que vous pensez à vous lancer ? l'important est de croire en votre business et en vous, et si vous êtes en CDI rien ne vous empêche de créer votre boite en parallèle et voir ce que ça donne au début avant de vous jeter dans le grand bain. 3 ans après ça reste une des meilleures décisions de ma vie et je ne dis pas ça parce que j'aime travailler en jogging doudou hein 🙂


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