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Apologie du roman d'amour — Hedwig Courths-Mahler — Verteidigung des Liebesromanes

Publié le 26 février 2021 par Luc-Henri Roger @munichandco
Apologie du roman d'amour — Hedwig Courths-Mahler —  Verteidigung des Liebesromanes

[FR] Les écrivains contemporains ne donnent pas au peuple  ce qu'il veut. Ils rasent les gens avec leur propre misère et leur réalité, ils veulent éduquer le peuple, lui enlever toute poésie et toute féerie. Les gens Mais le peuple s'en rend compte. il veut quelque chose de différent, les gens ne veulent pas du réalisme ni de l'horrible grisaille. Il me faut apporter à mon public quelque chose qui puisse le libérer de la misère, c'est là tout le secret de mon succès. Le happy end est  un bonheur si improbable dans la vraie vie qu'il n'arrive presque  jamais, mais, comme mes lecteurs s'accrochent à l'espoir, je laisse toujours mes récits se terminer avec une fin heureuse. On ne peut en fait pas du tout décrire la misère de l'existence. Ils veulent tous nourrir le peuple avec du caviar, mais les gens disent que tout ça c'est des conneries, que pour garnir la tartine les œufs de hareng c'est la même chose. Seigneur Dieu, notre époque est si pauvre en idéaux, que serait la vie sans poésie ni idéaux? Moi j'apprends d'abord aux gens à lire; et quand ils ont lu ce que j'écris, il leur arrive de se risquer à lire un meilleur livre, de la littérature.  Il y a tellement de littérature et si peu de gens qui écrivent pour le peuple; s'il y en avait plus, je n'aurais autant de succès ! (Hedwig Courths-Mahler - Traduction libre de Luc-Henri Roger)

[DE] Die modernen Schriftsteller geben dem Volk nicht, was es haben will. Sie öden die Leute mit ihrem eigenen Elend und ihrer Wirklichkeit an, sie wollen das Volk ertüchtigen, ihm jede Poesie, jedes Märchenhafte wegnehmen. Das fühlt das Volk, es will etwas anderes haben, es will keine Realistik, kein Grauen. Ich muß meinen Leuten etwas bringen, wodurch sie aus allem Elend befreit werden, das ist das Geheimnis meines Erfolges. Das gute Ende ist ein so unerhörtes Glück im Leben, daß es so gut wie gar nicht eintrifft, aber weil meine Leute sich an die Hoffnung klammern, lasse ich es immer gut ausgehen. So schlimm, wie das Leben ist, kann man es gar nicht schildern. Alle wollen das Volk mit Kaviar füttern, das Volk sagt, das ist 'ne Schmiere, Heringsrogen ist dasselbe. Ja, lieber Gott im Himmel, unsere Zeit ist so arm an Idealen, was ist das ganze Leben ohne Poesie und Ideale? Ich lehre die Leute erst lesen; wenn sie das gelesen haben, was ich schreibe, wagen sie sich an ein besseres Buch, an literarische Sachen. Es gibt so viel Literatur und so wenig Leute, die fürs Volk schreiben, gäbe es mehr, hätte ich selbst nicht den großen Erfolg. 

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