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L’île Maurice, bientôt nation spatiale avec son nano-satellite MIR-SAT 1

Publié le 20 avril 2021 par Fabriceavrila

Beaucoup de nations veulent conquérir l’espace, et s’organisent actuellement pour envoyer l’homme sur Mars. Des projets de bases lunaires servant d’escale pour atteindre Mars sont de plus en plus concrets.  On parle de milliards de dollars !  Entre les Etats-Unis avec Space X et La Nasa, la Russie avec Roskosmos, la Chine avec l’Administration spatiale chinoise (CNSA), tout le monde veut sa part du gâteau.  Mais à côté de ces projets titanesques, certaines nations commencent leur conquête en envoyant un nano-satellite dans l’espace. Et c’est le cas de l’île Maurice.  Il s’appelle MIR-SAT 1, et sera en orbite normalement en mai 2021. Et en attendant de profiter des merveilleuses plages de Maurice, parlons de la genèse du projet. La genèse du nano-satellite MIR-SAT 1 En 2010, le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA) a lancé la HSTI (Initiative sur les technologies spatiales humaines). Cette dernière vise à donner à davantage de pays une part du gâteau. Ces pays peuvent s’impliquer dans les activités liées aux vols spatiaux habités et à l’exploration spatiale.  Les Nations Unis ont lancé un appel pour encourager les pays émergents et en développement à participer à la recherche spatiale. L’accès à l’espace doit être l’affaire de tous.  Mais alors, comment de tels pays pourraient injecter des milliards de dollars pour la recherche spatiale ? Les nano-satellites se démocratisent avec KiboCUBE Dans ce cadre, le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA) et l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) ont crée un programme de coopération qui s’appelle KiboCUBE. Kibo est un module d’expérimentation japonais (Kibo) de la Station spatiale internationale (ISS). Voir image. Le programme KiboCUBE offre aux nations qui s’y inscrivent l’opportunité de mettre un nano–satellite en orbite, à partir du Kibo de l’ISS.  On appelle ces nano-satellites des CubeSats.  Ils mesurent 10x10x10 cm et pèsent moins de 10 kg. Ce sont des satellites artificiels de petite taille, mesurant quelques dizaines de centimètres de côté. Les nations qui participent à ce programme n’ont pas besoin de développer ni d’investir dans un propulseur comme une fusée pour envoyer leur nano-satellite dans l’espace.  Le CubeSat voyagera dans un véhicule de ravitaillement. Ce véhicule quittera la terre pour transporter équipement, nourriture et eau jusqu’à la Station spatiale. Une fois sur l’ISS, le nano-satellite, sera déployé depuis le bras du Kibo de l’ISS à environ 400km en orbite. Crédits spacemauritius L’île Maurice présente son MIR-SAT 1 Le Kenya, par exemple, a commencé son voyage dans l’espace en mars 2016. C’est l’Université de Nairobi qui a postulé à KiboCUBE. Le satellite proposé, 1KUNS-PF, a été déployé en orbite le 11 mai 2018, faisant du Kenya une nation spatiale. La mission 1KUNS-PF est une démonstration technologique. Elle fut développée grâce à la collaboration entre l’Université de Nairobi et l’Université de Rome La Sapienza, dans le but de tester la technologie en orbite. L’île Maurice, quant à elle, s’est inscrite au programme en présentant son projet de nano-satellite MIR-SAT 1. En juin 2018,  elle s’est vu offrir la possibilité, pour la première fois de son histoire, de construire et de déployer son propre nano-satellite. L’utilité d’un CubeSat Pour une nation, un CubeSat est aujourd’hui une porte d’entrée dans le monde de l’aérospatiale. Elle lui offre l’opportunité de développer des compétences dans le domaine, en menant des recherches par exemple.  Cela peut aussi amener des jeunes écoliers à se prendre de passion pour cet univers sans limite, et pourquoi pas créer des vocations. Pour ma part, j’ai toujours été passionné par l’astronomie et la cosmologie. J’ai hérité cela de mon père, pour qui j’avais offert un super télescope ! La recherche spatiale nous permet de bénéficier de technologies au quotidien qui nous paraissent pourtant aujourd’hui banales, tels que la météo, le smartphone, le GPS et même la médecine. En somme, un nano-satellite permet à une nation d’acquérir une expérience et un savoir faire lui ouvrant d’autres portes. Agence spatiale canadienne Celui de l’île Maurice, le MIR-SAT 1, sera contrôlé et manoeuvré, une fois déployé sur orbite, depuis un bâtiment à Ébène. C’est là que seront collectées des données très utiles. En effet, le nano-satellite étant équipé d’une caméra, permettra aux équipes aux sols d’effectuer la surveillance des océans par exemple. Bien-sûr, cette caméra bien que puissante, ne permettra pas de voir clairement quel bonbon Haribo vous êtes en train de manger ! L’exploration a d’abord commencé sur Terre La route vers les Indes


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