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Parti Socialiste : deux poids, deux mesures...

Publié le 29 juillet 2008 par Marc Vasseur

Parti Socialiste : deux poids, deux mesures...   Depuis maintenant quelques années, je l’avoue, le Parti Socialiste ne parvient plus à me surprendre. Le dernier épisode en date n’est donc au fond que la énième péripétie d’une organisation en déliquescence.

Après l’épisode Lang et même si certains estiment qu’il y a eu lynchage, je me permets juste de rappeler ce passage tiré de son livre « Changer » : « Personne ne leur demandait leurs convictions mais ils avaient le devoir de se plier à la règle de la majorité…Le collectif, dans un parti, est tout". A cela s’ajoute n’en déplaisent aux esprits chagrins, la contribution de Martine Aubry qui sur la nature collective de la décision, est on ne peut plus claire (pour rappel, il a signé ce texte). En lieu et place d’un lynchage, il y a tout simplement le rappel au fonctionnement d’un parti qui s’applique à tous.

Or ce « tous » a été mis à mal au cours de ces derniers jours par la direction socialiste et semble pour le moins à géométrie variable selon que « tu sois fort ou faible » à l’interne.

Donc, manifestement l’ancien ministre de la culture perpétuelle s’est vu mollement reproché son attitude avec cette antienne du « il s’est exclu lui-même du mouvement », j’avoue qu’en militant de base voire basique j’attendais autre de chose. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas demandé à ce qu’il remette son mandat, simplement que soient tirées les conséquences de son vote et de son attitude des derniers mois et dernières semaines… C’est tout.

A contrario, mon coté stalinien pavlovien sans doute, je suis proprement stupéfait qu’on ait retiré les fonctions de Vice Président du groupe socialiste à Gaëtan Gorce à suite à sa tribune dans le Monde.

Et ce alors que je ne partage en rien son analyse néanmoins elle fait partie d’une pièce livrée au débat. En l’espèce, nos 4 députés ont juste fait valoir un point de vue et votés conformément à la décision prise par le Parti Socialiste.

A quelques mois d’un congrès important, j’y vois là un signe particulièrement négatif envoyé aux militants où manifestement la limite du débat, à défaut d’un projet cohérent et novateur, ne doit pas au-delà du seuil fixé par nos dirigeants les plus haut dans la hiérarchie, sans que l’on sache d’ailleurs comment « ce seuil de tolérance » est arrêté… et pour qui.

Alors oui, cet épisode de conservatisme constitutionnel laisse des traces au sein du PS mais après tout à qui la faute ? A un aucun moment, il n’a été jugé opportun de proposer une alternative claire au texte imposé par Nicolas Sarkozy. ¨La responsabilité de ce désastre mediatico-politique revient en premier lieu à deux personnes : François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Et qu’on ne vienne pas me parler de dénonciation, ils ont voulu des responsabilités, ils les ont, la moindre des choses qu’on puisse leurs demander c’est simplement de les assumer.

Ici, ailleurs, des militants depuis des mois ont tiré la sonnette d’alarme sur cette révision avec des propositions… comme sur d’autres sujets… avec comme seul résultat, la vision d’un bateau poursuivant sa route dans le mur annoncé.

Aussi, sommes nous en droit d’attendre d’un parti qu’il ose enfin sortir de ce marasme qui risque de nous condamner pour de longues, très longues années si nous continuons sur cette voie des synthèses molles… Et aujourd’hui le risque est grand de se retrouver dans une telle situation.

PS : sur les contributions, notre groupe continue son travail de synthèse avec le document admirable de Jon sur la thématique de la recherche et de l’enseignement supérieur.


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