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L'effet Sarko en Irlande...

Publié le 29 juillet 2008 par Anakyne

Irlande : Le deuxième effet Sarko...

Selon un sondage, le passage de Nicolas Sarkozy à Dublin n'aurait en rien convaincu les Irlandais. Au contraire, le Président a réussi le tour de force de renforcer la position du non. Try again...



Le non en Irlande - ©flickr - nksyoon Le non en Irlande - ©flickr - nksyoon C'est la leçon à retenir des ravages d'une communication «dispersée». Devant un parterre de parlementaires UMP, le 15 juillet, Nicolas Sarkozy avait déclaré que les «Irlandais devraient revoter». Ingérence politique qui avait déclenché un tollé politique, médiatique et populaire en Irlande.

Sarkozy à Dublin :
Un bilan globalement positif

Après une visite de courtoisie à Dublin le 21 juillet dernier, où le Président avait plutôt joué «profil bas», au point que la presse irlandaise avait salué l'offensive de charme jugée «constructive» et «sans faux pas». Le journal l'Examiner s'était même dit «séduit par le charme français». L'Irish Times estimait, lui, «la journée de travail utile». Bref, un bilan globalement positif...

71% des irlandais opposés à un nouveau référendum
Et pourtant, si l'on en croît un sondage commandé par le think tank openeurope et réalisé le lendemain du passage à Dublin, le compte n'y est pas. Ainsi, 71% des Irlandais se disent aujourd'hui opposés à un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne alors que seulement 24% des personnes interrogées sont favorables à la tenue d'un second référendum.

Le «non» renforcé
Alors que le «non» l'avait emporté à 53%, aujourd'hui, ce sont aujourd'hui 62% des Irlandais qui se déclarent prêts à voter «non» en cas de nouveau référendum. Si ces résultats sont à relativiser, deux chiffres viennent renforcer la position Irlandaise : 17% des personnes qui ont voté «oui» voteraient «non» en cas de nouveau référendum et 57 % des personnes n'ayant pas voté glisseraient également un bulletin «no» dans l'urne.

Sarkozy «taupe» du non ?
Preuve que quelques offensives de charme et arrangements à la marge n'y suffiront pas. Au contraire, à trop vouloir forcer la main des électeurs irlandais, les hommes politiques européens jouent contre leur propre camp et conduisent involontairement beaucoup de gens dans le camp du «non». Et si Nicolas Sarkozy était finalement le meilleur allié du camp du «non». Une taupe, qui sait ?


Article modifié le 28 juillet à 16h45.
Lundi 28 Juillet 2008 - 12:58 Régis Soubrouillard

Pas si facile que cela de duper les Irlandais, moins simple que les Français n'est-ce-pas Mister Président !

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