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Et l'on reparle de la banderole anti-ch'tis...

Publié le 29 juillet 2008 par Benjphil
band2_originalDans un premier temps le CNOSF proposait de réintégrer le PSG dans la Coupe de la Ligue 2009 et de le condamner à un  huit clos en L1. Le club parisien se satisfaisait de cela, mais pas la FFF qui a décidé de passer outre en tant qu'autorité suprême.
27 mars, 29 juillet, l'affaire d'État de la banderole déployée par des supporters des Boulogne Boys (aujourd'hui dissous malgré un recourt devant le Conseil d'État), lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et le RC Lens (2-1), aura durée quatre mois. Il faut dire que cette histoire s'est étalée sur trois directions au sein du PSG : Alain Caysac, Simon Tahar et donc Charles Villeneuve.
Hier le CNOSF annonçait que la réunion de conciliation entre la Ligue et le PSG avait débouché sur la proposition de réintégrer le PSG pour défendre son titre dans cette Coupe de la Ligue 2008-2009, mais d'imposer un match à Huis clos parmi les six premiers matches de championnat de cette nouvelle saison. Paris se déplaçant quatre fois lors des six premières journées, il y aurait eu fort  à parier que le PSG-Nantes du 13 septembre aurait été sacrifié devant le PSG-Bordeaux du 16 août et premier match au parc des princes de la saison.
Lundi à 18h51, le site du club annonçait « prendre acte de la proposition de conciliation du CNOSF ». Charles Villeneuve se déclarait un peu plus tôt dans l'après-midi « assez heureux » estimant qu'après-tout « on a(vait) conquis ce titre sur le terrain » (qui on ?). Tant qu'il y est le Président du club nous sert une banalité affligeante qui, en plus, appel au crime : « nous sommes tout autant soucieux d'assurer qu'à l'avenir nous veillerons du mieux possible à ce que ce type de banderole ne puisse apparaître de manière aussi intempestive ».

Thiriez se couche, pas la FFF.

logo_fffMais la FFF n'entendait pas en rester là. La fédération, via son conseil fédéral, a décidé de confirmer les deux décisions déjà rendues par la commission de discipline de la Ligue (30 avril) et par la commission supérieur d'appel de la fédération (29 mai). Devant la proposition des conciliateurs du CNOSF, Bernard Foucher et Dominique Remy, (qui pensaient que la décision d'exclusion était disproportionnée), la Ligue n'a pas fait de sauts de cabris mais le tirage au sort du premier tour arrivant cette semaine, elle espérait surtout que dans un sens comme dans l'autre l'affaire serait close ce mardi. La FFF elle, prétend ne « pas viser le PSG, mais il fallait rester ferme face à ce qui dénature le sport ».
Aujourd'hui, le PSG n'a plus aucun recours sportif, mais peut toujours tenter sa chance devant un tribunal administratif. Ce qu'il va faire d'ailleurs d'après le communiqué du club qui a mis un temps fou à apparaître : "Le PSG entend faire valoir l'ensemble de ses droits en saisissant le Tribunal Administratif dans l'optique de participer à la Coupe de la Ligue 2008-2009". Le PSG (à priori) va donc devoir faire sans les généreuses dotations de l'épreuve (2 millions d'euros pour le vainqueur) ainsi que les recettes si le club reçoit. Dans la conquête de son titre, le club de la capitale avait reçu à trois reprises (Montpellier, Valenciennes et Auxerre).
L'épilogue d'une hystérie collective.
bienvenue_chez_les_chtisAinsi se conclue une affaire qui aura dépassé le simple cadre du football où au nom du respect des autres (sous fond de succès populaire du film de Danny Boon) les parties du dossier se seront opposés sans moyen de se concilier. L'on se rappel encore le moment pathétique de Frédéric Thiriez avec son « nous sommes tous des ch'tis ». L'UNFP estime pour sa part que la solution prônée par le CNOSF était "tout à fait recevable" étant donné que l'exclusion pénalise les joueurs qui n'y sont pour rien. Devant la justice sportive, il reste néanmoins un sentiment d'injustice par rapport à toutes les banderoles précédents plus ou moins aussi choquantes qui pullulé dans les stades de Ligue 1 et Ligue 2. Seul Bastia a pris aussi cher avec l'affaire Kébé 1 et 2. Quid des mineurs stéphanois qui crevaient dans les mines quand les frères lumières inventaient le cinéma à Lyon ? Quid des banderoles homophobes déployés de Marseille à Paris en passant par Nice ? Une fois encore, l'on constate qu'on se fout des minorités, jusqu'à ce que l'une d'elle devienne un lobby.

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