Les sondeurs d’opinion manipulateurs qui se sont permis de demander à leurs enquêtés ce qu’ils pensent (en termes de degré de confiance) du rendement de la gouvernance de Najla Bouden, font preuve d’un cynisme certain pour le moins sordide. Surtout lorsqu’on observe que la même demande (degré de confiance)a été faite en rapport avec la gouvernance de Kaïs Saïed. Alors que l’on sait que la marge de manoeuvre que laissent les décrets présidentiels du 22 Septembre à l’action gouvernementale est presque nulle. Et ce, dans la mesure où le titre de Cheffe de Gouvernement se réfère,en principe, à l’actuel Constitution de 2014 que les décrets du 22 Septembre 2021 limitent la validité de ses textes à ce qui ne se contredit pas avec les dits décrets, par lesquels le Président de la la République s’accapare tous les pouvoirs. Ce qui fait que l’appellation de Cheffe du Gouvernement n’est qu’un « jeu d’écriture » qui permet à Kaïs Saïed de dire que la Constitution est toujours appliquée, du moins durant cette période d’exception, en attendant la mise en place de son Ordre Nouveau auquel il compte convertir le Peuple Tunisien en chargeant la jeunesse d’en devenir la catégorie sociale Rédemptrice de tous les autres groupes d’âge, afin de radier de l’Histoire, Bourguiba et son régime républicain.