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Après la votation du 28 novembre 2021 sur la modification de la Loi COVID-19 du 19 mars 2021

Publié le 03 décembre 2021 par Francisrichard
Après la votation du 28 novembre 2021 sur la modification de la Loi COVID-19 du 19 mars 2021

Les médias (qui ont auparavant procédé à un bourrage de crânes remarquable) et les partis suisses dans leur ensemble se sont réjouis du résultat du 3ème objet des votations du 28 novembre 2021 relatif à la modification de la Loi COVID-19 du 19 mars 2021.

Le 13 juin 2021, avec une participation de 59,66%, le peuple suisse avait déjà approuvé les bases légales des ordonnances, figurant dans cette Loi COVID-19 en date du 25.09.2020, par 60,2% des voix contre 39,8%.

Cette fois la participation a été plus forte, 65,72%, de même que l'approbation, 62,01% contre 37,99%. Faut-il s'en réjouir? Non. Pourquoi? Parce que c'est une victoire de l'étatisme et une défaite de la liberté.

Seule l'UDC, hélas, s'est prononcée pour le rejet de cette modification qui donne les pleins pouvoirs au Conseil fédéral. Or, aux élections fédérales de 2019, ce parti ne représentait que 25,6% des voix...

Force est donc de constater que la minorité conséquente qui a voté NON dimanche dernier dépasse largement les voix de ce parti. Cela n'est guère étonnant parce qu'il n'est pas à l'origine de ce référendum ni du précédent.

C'est en effet une association, Les Amis de la Constitution, qui a lancé la récolte des signatures pour un référendum contre la Loi Covid 19, puis contre sa modification, le leitmotiv de cette association étant le suivant:

La liberté est la condition indispensable au bonheur de l'être humain.

Comme en France, ceux qui, en Suisse, osent contester pacifiquement le bien fondé des mesures prises par l'État pour lutter contre la pandémie sont caricaturés: ce sont des complotistes, des antivax, etc. Et, quand il y a des excès, rares, ils sont instrumentalisés contre eux.

Or, pas davantage que le gouvernement français, le Conseil fédéral ne s'est montré compétent pour juguler les différentes épidémies de Sars-CoV2. Cela ne devrait d'ailleurs pas être son rôle, l'État étant toujours moins efficient que les individus quand ils sont responsabilisés.

Au lieu de maîtriser la situation, l'État l'a empirée en s'attaquant aux libertés individuelles qu'il devrait défendre. Car ce n'est pas le virus couronné qui a endommagé l'économie comme le Conseil fédéral le prétend, ce sont les mesures liberticides qu'il a prises.

Certes, freiné par le Parlement et par les réactions possibles de la population, le Conseil fédéral n'est pas allé aussi loin que la France dans la dilapidation des fonds publics, mais il faudra tôt ou tard en payer l'addition.

Contrairement à ce que d'aucuns continuent de répéter comme des mantras, les vaccins ne sont pas le seul moyen d'en finir avec ces épidémies (il convient d'employer le pluriel parce qu'à chaque variant correspond une épidémie avec une contagiosité et une virulence propres).

À la faveur d'une étude bidon publiée par le Lancet, on a discrédité un remède qui, de nombreuses études le prouvent maintenant, n'est certes pas la panacée mais réduit considérablement les risques de détresse respiratoire et de mortalité.

Pour ce qui concerne les vaccins, leur protection de soi, celle des autres, notamment dans la durée, et leur innocuité (voir les effets indésirables sur la base de données d'Eudravigilance) ont été largement surestimées.

Quant au Passe Sanitaire, appelé Certificat Covid en Suisse, il ne s'agit de rien de moins que d'un traçage de la population, qui est un des moyens utilisés largement en Chine pour la contrôler. Il donne à ceux qui s'en servent une fausse sécurité pour eux-mêmes et pour les autres, et oblige à se vacciner ceux qui veulent continuer à exercer leurs activités, même si le bénéfice-risque est négatif pour eux.

Ceux qui savent, et qui ne sont guère invités sur les plateaux télé, ont dit depuis le début qu'il fallait protéger, tester, isoler les seuls malades, les soigner (et, pour cela, laisser les médecins libres de prescrire) et non pas attendre qu'il faille les hospitaliser, voire les réanimer.

Aussi, ceux qui se sont opposés les 13 juin et 28 novembre aux pleins pouvoirs donnés au Conseil fédéral, ne doivent-ils pas désespérer. Ils sont deux sur cinq à avoir résisté. Or, dans l'Histoire, les résistants, quelle que soit l'oppression exercée, sont toujours beaucoup plus minoritaires qu'ils ne l'ont été.

Quant aux majoritaires, quels que soient les motifs qui les ont fait accepter de restreindre les libertés, les leurs et celles des autres, puissent-ils ne pas regretter un jour de s'être soumis et jurer, alors, quand ils en subiront de plein fouet les conséquences, qu'on ne les y prendra plus...

Francis Richard


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