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L'issue

Publié le 08 août 2008 par Jreje_10

Tiré d'Allociné, pour "Nos meilleures années"

A la fin des années soixante, deux frères d'une famille italienne, Nicol et Matteo, partagent les mêmes rêves, les mêmes espoirs, les mêmes lectures et les mêmes amitiés, jusqu'au jour où la rencontre avec Giorgia, une jeune fille souffrant de troubles psychiques, détermine le destin de chacun : Nicola décide de devenir psychiatre, alors que Matteo abandonne ses études et entre dans la police. Leur parcours ainsi que celui du reste de leur famille s'inscrit en parallèle avec les événements qui ont joué un rôle crucial dans l'histoire de l'Italie : l'inondation de Florence, la lutte contre la mafia en Sicile, les grands matchs de football de l'équipe nationale...

Une scène de ce film me hante depuis une bonne semaine. Ce n'est même pas vraiment un film d'ailleurs, ce serait plutôt une vie... Un film de 6h06', perso, j'ai jamais vu ça!

Bref, Allociné est bien gentil mais ne vous dit pas tout, évidemment! Dans ce film, Matteo est mal dans sa peau, vraiment mal. L'atmosphère de ce film est d'ailleurs loin d'être rose. On nous baigne entre malaise et atmosphère lourde. Depuis une semaine, il y a donc une scène qui me revient tous les jours. Matteo est mal, rentre chez lui, enfin plutôt à l'hôtel, allume la télé, s'assoit sur le canapé, enlève sa chaussure droite, sa chaussure gauche, se dirige vers le balcon... et saute, comme si de rien n'était. Le réalisateur n'en fait pas un pataquès et filme ça comme s'il s'agissait d'une action anodine, comme si c'était la seule issue. Comme si c'était pour lui la seule issue valable à une vie pour le moins lourde de sens ou dans laquelle il n'aura jamais fait ce qu'il voulait. Comme si sa vie lui échappait sans trop savoir pourquoi... Comme si, pour la reprendre en mains, il fallait cette extrémité. Comme si c'était le seul moyen pour dire aux gens: "Je ne suis pas d'accord avec ce monde, je n'ai jamais demandé à venir au monde, je n'ai jamais demandé à vivre tout ça, la preuve!"

J'ai remarqué une chose avec quelqu'un depuis quelque temps. J'ignore si elle lit mon blog mais ça m'étonnerait. Par deux fois, je l'ai vue, je l'ai croisée et passés les banalités d'usage, par deux fois cette personne m'a demandé: "Ca va?"

C'était peut-être innocent, c'était peut-être un "ca va?" comme on dit bonjour mais je n'y crois pas. Deux fois que je la croise et deux fois qu'elle me demande si ca va au détour de conversations alors que les banalités d'usage sont passées...

Qu'ai-je répondu ? "Oui, oui, ca va, tranquille". Que vouliez-vous que je dise de toute façon, que je m'effondre devant tout le monde en disant tout ce qui ne va pas, tout ce qui ne tourne pas rond dans ma vie et dans ce monde ? Ouais peut-être... mais non !

Ma vie va-t-elle changer pour autant parce que j'aurais tout lâché ? Des gens vont-ils revenir dans ma vie ? Vais-je trouver le boulot que je veux ? Non.

La vie est comme ça, tu acceptes ce que tu prends dans la gueule et tu fais avec. Désolé mais je ne veux plus faire avec. Ouais ba non, ça sera sans moi !

Pour ceux qui s'y étaient intéressés, on m'a donc proposé le poste de responsable de com' dans mon ancienne boîte. Le patron le savait, si je reviens un jour là-bas, je reviendrais comme un roi ou je ne reviendrais pas. Je jouerais mon connard, je me la raconterais, je chopperais des petites stagiaires juste pour me faire plaisir, j'enverrais chier tout le monde car certains pètent plus haut que leur cul... et surtout, je ferais ce que bon me semble. Verdict ?

Je refuse ce poste... car ce n'est pas moi, je ne suis pas de ceux-là!

Adios!


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