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2022 enregistre une chute historique de plus de 70 % par rapport à 2021. Une baisse qui s'explique en grande partie par la réduction drastique des introductions en bourse aux États-Unis (- 90 % par rapport à 2021), tandis que les marchés européens et britanniques sont restés largement fermés - à l'exception de la cotation historique d'un constructeur automobile de luxe en Allemagne qui a représenté environ deux tiers du produit des introductions en bourse en 2022 en Europe. L'année 2022 a vu une augmentation des émissions sur le marché local des introductions en bourse. La Chine continentale prenant la première place (39 % des émissions mondiales) quand le Moyen-Orient s’affiche comme le point positif pour la région EMEA. Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite se classant respectivement aux 3e et 6e rangs. “Il faut remonter à 2016 pour voir une année aussi faible en termes d’IPO. La conjoncture n’était vraiment pas propice aux opérations. En France, nous avons eu 7 opérations sur Euronext Paris avec une forte diversité (SPAC, spin-off, despacking ou cotation directe) mais dans un volume de montant levé très restreint. Nous observons quelques belles opérations à venir à l’horizon fin 2023” explique Philippe Kubisa, Associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC France et Maghreb.
Dans ce contexte, se pose la question suivante : quand les introductions en bourse et les émissions d'actions de suivi reviendront-elles ? Les acteurs du marché, y compris les candidats à l'introduction en bourse aux États-Unis et en Europe, se concentrent désormais sur une reprise potentielle au second semestre 2023. Toutefois, les investisseurs seront plus difficiles à séduire. Les entreprises devront faire davantage leurs preuves en matière de croissance et de rentabilité. A cela s'ajoutent des ambitions ESG claires, un bilan solide, des flux de trésorerie stables et la possibilité de verser des dividendes. Les entreprises susceptibles d'être bien placées pour réussir leur introduction en bourse en 2023 seront celles qui pourront démontrer leur rentabilité ou du moins un chemin clair vers la rentabilité. Concernant les émissions secondaires, qui étaient également à des niveaux réduits l'année dernière, elles commenceront à revenir lorsque l'incertitude et la volatilité du marché s'amélioreront et que les décotes se réduiront. Toutefois, avec le coût plus élevé de la dette, les émissions d'actions convertibles et structurées devraient gagner en dynamisme en 2023. Les secteurs dits défensifs, les produits pharmaceutiques et les entreprises du secteur de l’énergie, en particulier renouvelables et les "technologies propres" seront les plus susceptibles d'être en tête de liste pour les introductions en bourse aux États-Unis et en Europe. A condition toutefois que la volatilité se stabilise et que la confiance des investisseurs revienne.
