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Salon de thé, jardin de Suzhou et gastronomie

Publié le 16 août 2008 par Vanessav
Et si nous entrions dans un jardin chinois …
Pas n’importe lequel, un de ceux inscrits dans le patrimoine mondial de l’UNESCO par exemple, mais aussi et surtout, un de ceux créés de toute pièce comme une œuvre artistique, un jardin de Suzhou.
Pas d’angle mort, des cours d’eau et des montagnes falsifiées, des ponts miniatures pour admirer encore mieux les « courants sinueux » inventés, copies de méandres de ruisseaux au flux vif, déviés par les obstacles naturels. Nous entrerions dans une « allée sinueuse conduisant à la beauté sereine », sachant pertinemment, pour avoir écouté Lu Wenfu, qu’il ne faut pas se fier à cette galerie de peu d’attrait. Et puis à chaque détour, nous serions étonnés et ravis des découvertes. Des paysages, comme de la peinture chinoise, s’offriraient à nous, aux plans découpés par des fenêtres, des portes, des rocailles et des ruisseaux.
Nous aurions peut-être porté notre dévolu sur le jardin Liu Yuan (Jardin, attardez-vous !) de Suzhou.

*source Liu Yuan
Et puis, pour compléter cette harmonie inventée entre l’homme et la nature, nous aurions suivis encore les dires de LU Wenfu, journaliste, romancier, en appelant à la rescousse Lu Yu ("Dieu du thé" chinois) et Du Kang (inventeur du vin en Chine):
« Les maisons de thé étaient fort nombreuses à Suzhou. Mais l’attachement ce Zhu Ziye à celle-là s’expliquait facilement. C’était un vaste établissement qui offrait aux clients des salons particuliers avec des tables en bois de rose et des chaises cannées : un petit monde rien que pour eux.

*source de modèle de maison de thé à Suzhou
On y buvait du thé fait avec de l’eau de pluie, que l’on faisait bouillir dans des pots de terre, des branches de pin servant de combustible. Le thé provenait directement des collines situées à l’est du lac Dongting ; il infusait dans des théières en terre cuite violette faites à YIXING ; Boire et manger, manger et boire, voilà bien deux activités inséparables. Tout gourmet qui se respecte est un disciple de Lu Yu et de Du Kang. »

(extrait de « Vie et passion d’un gastronome chinois » de LU Wenfu)

*source maison de thé de Suzhou, photo d'Eric WANG

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